Récits d'experiences de terrain dans le cadre de la campagne législative!

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Ma première des premières journées de campagne législative derrière un candidat, c’est pour moi déjà tellement un truc de fous.

Dimanche 14 mai


Matinée, 2nde anecdote. Suite du 1er épisode.




Cherchant des yeux mes futurs collègues, je crois voir un tract insoumis entre les mains d'un militant que je rejoins. Je comprends que je ne suis pas à la bonne adresse quand il m'indique la responsable du coté du groupe que j'ai déjà identifié comme Ps, mais c'est trop tard : la voilà qui s'avance. Elle commence tout de suite un monologue étrange, comme quoi ils sont avec Macron, comme les autres candidats Ps d'ailleurs. Je lui réponds que ça, déjà, c'est insupportable. Elle me dit que non, ce n'est pas insupportable, et commence à dire que oui, les autres en face, là, ces guignols de Mélenchonnistes, qui ne savent même pas prononcer correctement le nom de Macron... Je prends note de l'insulte, la remercie, et m'éloigne. Elle ne m'a pas attendu pour prendre le large, toute à son étrange marmonnement. Après un aller-retour sans retrouver les miens, je décide de les appeler et les rejoinds. Ouf, des gens qui s'expriment "normalement"!
Je prends mes tracts et commence à aller au contact. Le plus souvent, ici, on semble considérer que quelqu'un qui dit bonjour sur un marché, à fortiori s'il propose un tract arborant le sourire de Jlm, c'est quelqu'un de méprisable qui ne mérite pas un regard, un sourire encore moins. Je savais à quoi m'attendre et ne m'en émeus pas, mais je ne peux m'empêcher de m'étonner tout de même que l'humain soit si mal reçu par ses congénères. J'aurais tout de même quelques sourires, quelques refus polis, et quelques regards approbateurs. Mais pas en tissus hermès. Comme un principe de classe. À moins que j'extrapole?... Smile




Récriminer n'est pas proposer