Ma première des premières journées de campagne législative derrière un candidat, c’est pour moi déjà tellement un truc de fous.
Dimanche 14 mai
Matinée, 1ère anecdote.
10h30.

Le R.V., prévu initialement dans mon quartier, a changé. Si j’identifie bien le lieu, c’est nettement plus prout-prout, comme ambiance. Je me dis que je dois me tromper, ce n’est pas mon arrondissement, avant de me souvenir que coté circonscription, ça doit bien rentrer malheureusement. Rien ne va comme je voudrais, est-ce parce que j’ai les j’tons, je m’aperçois au moment de partir que mon téléphone n’était pas du tout à l’heure. Plus d’une heure de décalage.
J’arrive sur les lieux 3 quarts d’heure après le lancement. J’identifie un couple tracts en mains. Plus ou moins mon âge, de cette génération éternellement jeune au-delà de l’âge limite. Dreads locks proprettes, peut-être un peu trop bien nourris, trop bien galbés. Chemise blanche repassée. Mmmm… non, c’est Ps. L’homme m’aborde. Je me demande comment il peut. Après les premières courtoisies, je n’y tiens plus : «mais punaise, quand-même, 5 ans, vous en avez pas eu assez?» Il pense pouvoir en faire un atout «oui, on a Gouverné 5 ans» me dit-il. Dans ce marché, avec son ambiance un peu carré de tissus Hermès, ces 5 ans me reviennent en mémoire avec tout leur relent xénophobe. «Oui, et comment» lui-dis-je. «sur la division notamment. Ce qui a été dit et fait aux Roms par exemple, c’était proprement dégueulasse. Est-ce Le Pen pouvait vraiment faire encore pire?»
Ne s'était-il pas rendu compte à quel point on en a été proche?
Je suis sûre qu'il y repensera.
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- 15 Mai 2017 10:34
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