Criminalisation des résistances sociales.

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Syrie, entre relai-info et propagandeS de Guerre.
Depuis de longs mois maintenant la confusion entre *Daesh et rebelles est entretenue par les médias grand-public généralistes dans le relai de l'information sur la situation en Syrie. Cette confusion, cette communication tampon à l'indignation, a sans doute participé jusque là à faciliter le génocide perpétré, tant contre les résistants, caillou dans la chaussure du régime syrien, en les assimilants au démon en croisade, que, "dommage collatéral", contre les civils, qui semblent ne rien peser, ceux-là, dés lors qu'il est question de lutte contre *Daesh.

Le reportage suivant permet de relayer aussi cette voix civile, assiégée et/ou résistante - (niée et ignorée partout en tant que résistance contre *Daesh comme contre Bachar) - portée par un journaliste, (mais il y en a d'autres) activiste, résistant, donc, criminalisé pour être anéanti avec les civils qui l'entourent. Et qui ne renoncera pas à la faire entendre.

Voici Dying to be heard : reporting Syria's war. Il s'agit d'un documentaire de Ny.Time sur Hadi Abdullah, reporter de guerre à Alep.

"Mon sang n'est pas plus précieux que celui de Khaled ou de Trad, qui ont été tués alors qu'ils travaillaient avec moi.
J'en suis arrivé au point ou je n'ai plus peur de rien.
Je n'ai pas peur de la mort, d'être blessé, des bombardements, des assassinats,
ou de quoique ce soit d'effrayant dans ce monde.
Je ne vis plus que pour une chose : relayer la voix des personnes en syrie."

EDIT * Techniquement parlant, il ne s'agit pas de Daech à proprement parler, mais d'Al Nosra, davantage lié à Al Quaeda, et qui a profité dans ses tout débuts de la totale méconnaissance qu'on en avait, y compris auprès des résistants qui ont toutefois vite compris qu'ils avaient été abusés. Malgré cela, la grande majorité des médias occidentaux a continué, quand à elle, à amalgamer ces criminels pseudo-religieux avec la résistance kurde et celle issue des soulèvements populaires contre la dictature, sous ce mot unique qui anobli abusivement les premiers et entache durablement les seconds, non seulement ceux de ce conflit syrien, mais ceux du monde entier.
Pièces jointes