Criminalisation des résistances sociales.

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L'enfermement.
(in "Criminalisation des résistances sociales", Lire le fil du début)

La prison détruit l’être humain, lui laissant des séquelles définitives.
Son «efficacité» est par ailleurs contestée par différentes études*, avec lesquelles pourtant sa pratique ne semble pas pouvoir travailler.
Reste également à savoir quelle efficacité on en attend.
Prenons le cas de militants, d’agitateurs originaux et autres empêcher de profiter en rond.
Dans le contexte actuel, ou les décisions sont systématiquement prises en faveur des intérêts privés contre les intérêts collectifs réèl, on peut difficilement contester que leur existence même témoigne nécessairement d’un manque de démocratie. En effet une démocratie satisfaisante devrait permettre de trouver un accord collectif autrement, en amont, sans nécessité d’un rapport de force démesuré. on peut supposer qu’en punissant de peines de prisons les actes militants ne portant pas d’atteinte aux personnes, deux résultats soient attendus:
1 - la mise hors d’état de bloquer, de manifester un désaccord, de faire connaître un combat ou mettre en lumière sa légitimité, de rendre visible l’injustice qu’ils dénoncent, ainsi que d’apporter à leur mouvement une aide décisive.
2 - la dissuasion.

Si la peine de prison sur des actes militants ne portant pas d’atteinte aux personnes peut produire le premier de ces résultats escomptés, éloignant d’un événement les personnes susceptibles de pointer son caractère mensonger et de l’entraver, (comme lors de la cop21, les journalistes indépendants à Calais et ailleurs, ou sur les Zad), se pose toutefois sérieusement la question de sa légitimité démocratique.


L’«efficacité» de la dissuasion, quand a elle est toute relative. On peut le constater par exemple à la lecture de la liste des peines purgées par un militant comme Eric Pététin.
Mais on peut être tout à fait certain en revanche que si toutefois elle «fonctionne» quand il n’y a pas «récidive», c’est par destruction de l’individu, de sa combativité, de son élan vital à lutter contre l’inacceptable qu’il ressent lui être infligé. Encore une fois, est-il légitime de détruire l’expression d’un désaccord qui n’est pas pris en compte autrement,
et est-il légitime, pour y parvenir, de détruire les êtres humains qui la portent?

* lire notamment le professeur universitaire Sid Adellaoui http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepo...
et le rapport de l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) : http://www.anvp.org/offres/doc_inline_src/58/Et%2B...

Voir également les deux vidéos jointes ci-après.

Merci de verser également ici les articles, études, liens utiles à ce propos, ainsi que de le mettre en discussion si souhaité.
Pièces jointes