Affichage du message
Fil de discussion: Sur les élections : s'organiser (fr/es/it/en/de/po...
Nous savons bien que ça se passe comme ça.
Mais, en tant que zapatistes aussi, nous sommes conscients qu’il y a toujours des gens qui, dans d’autres parties de la ville et de la campagne, tombent ainsi dans ce truc de partisans.
Et puis bon, ça semble très attirant ces trucs de partisans, parce que là-bas on gagne de l’argent sans travailler, sans galérer pour gagner quelques centavos et avoir quelque chose de digne pour manger, s’habiller, se soigner.
Et puis ce que font ceux d’en-haut c’est de tromper les gens. C’est ça leur travail, ils en vivent.
Et nous voyons bien que oui, il y a des gens pour croire que oui, maintenant la situation va s’améliorer, que ce dirigeant-là, oui, il va résoudre le problème, que oui il va bien se comporter, qu’il ne vas pas beaucoup voler, qu’il ne transigera qu’un peu, qu’il faut essayer.
Alors nous, nous disons que ce sont les pièces de petites histoires qui vont passer. Qu’ils doivent de leurs yeux se rendre compte que ce n’est pas quelqu’un qui résoudra le problème, mais que nous devons le résoudre nous-même, comme collectifs organisés.

Nous, femmes et hommes zapatistes, disons qu’il ne faut pas craindre que le peuple commande. C’est le plus sain et sensé. Parce que le peuple lui-même fera les changements dont il a vraiment besoin. Et ainsi seulement existera un nouveau système pour gouverner.
Ce n’est pas que nous ne comprenions pas ce que veut dire élire ou élection. Nous, femmes et hommes, les zapatistes, avons un autre calendrier et géographie de comment faire des élections en territoires rebelle, avec résistance.
Nous l’avons déjà le nôtre en tant que peuples qui élisent vraiment, et il n’y a pas de millions dépensés et encore moins de tonnes de déchets plastiques, de bâches avec leurs photos de voleurs et de criminels.
Bien sûr ça ne fait qu’à peine 20 ans que nous avançons en élisant nos autorités autonomes, avec une véritable démocratie. Avec ça nous avons avancé, avec la Liberté que nous avons conquise et avec l’autre Justice du peuple organisé. Où s’impliquent les milliers de femmes et d’hommes afin d’élire. Où toutes et tous trouvent un accord et s’organisent pour surveiller que soit accompli le mandat des peuples. Où les peuples s’organisent pour voir ce que seront les tâches des autorités.
C’est-à-dire comment le peuple commande son gouvernement.
Les peuples s’organisent en assemblées, où ils commencent par donner leurs avis et de là commencent à venir des propositions et ils les étudient les propositions, leurs avantages et inconvénients, et ils analysent quelles sont les meilleures. Et avant de décider ils les rapportent à tous les peuples pour leur approbation et retour à l’assemblée pour la prise de décision selon la majorité des décisions des peuples.
Voilà la vie zapatiste dans les peuples. C’est une culture de vérité.
Il vous semble que c’est très lent ? C’est pour ça que nous disons que c’est selon notre calendrier.
Il vous semble que c’est parce que nous sommes des peuples originaires ?
C’est pour ça que nous disons que c’est selon notre géographie.
Il est certain que nous avons connu bien des erreurs, beaucoup de failles.
Il est certains que nous en connaîtrons d’autres.
Mais ce sont nos failles.
Nous, femmes et hommes, les commettons. Nous, femmes et hommes, les payons.
Pas comme chez les partisans dont les dirigeants faillissent et en plus font payer, et ceux d’en-bas sont ceux qui payent.
Nous n’appelons ni à voter, ni n’appelons à ne pas voter. Ça ne nous intéresse pas.
Plus encore, ça ne nous inquiète même pas.
Nous, femmes et hommes zapatistes, ce qui nous intéresse c’est d’en savoir plus sur comment nous résistons et affrontons les multiples visages du système capitaliste qui nous exploite, nous réprime, nous méprise et nous vole.
Parce que ce n’est pas seulement d’un bord et d’une façon que le capitalisme opprime. Il opprime si femme. Il opprime si employé. Il opprime si ouvrier. Il opprime si paysan. Il opprime si jeune. Il opprime si enfant. Il opprime si professeur. Il opprime si étudiant. Il opprime si artiste. Il opprime si tu penses. Il opprime si tu es humain, ou plante, ou eau, ou terre, ou air, ou animal.
Peu importe combien il le parfume et le lave, le système capitaliste « dégoulinant de sang et de saleté par tous ses pores, de la tête aux pieds » (à vous de trouver qui l’a décrit ainsi et où).
Donc notre idée ne sert pas à promouvoir le vote.
Pas plus qu’à promouvoir l’abstention ou le vote blanc.
Notre pensée ne sert pas à donner des recettes de comment faire face au problème du capitalisme.
Ce n’est pas non plus pour imposer notre pensée à d’autres.
Nous pensons que nous devons nous obliger à penser, à analyser, à réfléchir, à critiquer, à chercher notre propre pas, notre propre manière, dans nos lieux et en nos temps.
Maintenant je vous demande à vous qui lisez ceci : que vous votiez ou que vous ne votiez pas, ça vous fait mal de penser comment va le monde dans lequel nous vivons, de l’analyser, de le comprendre ? Penser de façon critique vous empêche de voter ou de vous abstenir ? Ça vous aide ou pas pour vous organiser ?
Mais, en tant que zapatistes aussi, nous sommes conscients qu’il y a toujours des gens qui, dans d’autres parties de la ville et de la campagne, tombent ainsi dans ce truc de partisans.
Et puis bon, ça semble très attirant ces trucs de partisans, parce que là-bas on gagne de l’argent sans travailler, sans galérer pour gagner quelques centavos et avoir quelque chose de digne pour manger, s’habiller, se soigner.
Et puis ce que font ceux d’en-haut c’est de tromper les gens. C’est ça leur travail, ils en vivent.
Et nous voyons bien que oui, il y a des gens pour croire que oui, maintenant la situation va s’améliorer, que ce dirigeant-là, oui, il va résoudre le problème, que oui il va bien se comporter, qu’il ne vas pas beaucoup voler, qu’il ne transigera qu’un peu, qu’il faut essayer.
Alors nous, nous disons que ce sont les pièces de petites histoires qui vont passer. Qu’ils doivent de leurs yeux se rendre compte que ce n’est pas quelqu’un qui résoudra le problème, mais que nous devons le résoudre nous-même, comme collectifs organisés.

Nous, femmes et hommes zapatistes, disons qu’il ne faut pas craindre que le peuple commande. C’est le plus sain et sensé. Parce que le peuple lui-même fera les changements dont il a vraiment besoin. Et ainsi seulement existera un nouveau système pour gouverner.
Ce n’est pas que nous ne comprenions pas ce que veut dire élire ou élection. Nous, femmes et hommes, les zapatistes, avons un autre calendrier et géographie de comment faire des élections en territoires rebelle, avec résistance.
Nous l’avons déjà le nôtre en tant que peuples qui élisent vraiment, et il n’y a pas de millions dépensés et encore moins de tonnes de déchets plastiques, de bâches avec leurs photos de voleurs et de criminels.
Bien sûr ça ne fait qu’à peine 20 ans que nous avançons en élisant nos autorités autonomes, avec une véritable démocratie. Avec ça nous avons avancé, avec la Liberté que nous avons conquise et avec l’autre Justice du peuple organisé. Où s’impliquent les milliers de femmes et d’hommes afin d’élire. Où toutes et tous trouvent un accord et s’organisent pour surveiller que soit accompli le mandat des peuples. Où les peuples s’organisent pour voir ce que seront les tâches des autorités.
C’est-à-dire comment le peuple commande son gouvernement.
Les peuples s’organisent en assemblées, où ils commencent par donner leurs avis et de là commencent à venir des propositions et ils les étudient les propositions, leurs avantages et inconvénients, et ils analysent quelles sont les meilleures. Et avant de décider ils les rapportent à tous les peuples pour leur approbation et retour à l’assemblée pour la prise de décision selon la majorité des décisions des peuples.
Voilà la vie zapatiste dans les peuples. C’est une culture de vérité.
Il vous semble que c’est très lent ? C’est pour ça que nous disons que c’est selon notre calendrier.
Il vous semble que c’est parce que nous sommes des peuples originaires ?
C’est pour ça que nous disons que c’est selon notre géographie.
Il est certain que nous avons connu bien des erreurs, beaucoup de failles.
Il est certains que nous en connaîtrons d’autres.
Mais ce sont nos failles.
Nous, femmes et hommes, les commettons. Nous, femmes et hommes, les payons.
Pas comme chez les partisans dont les dirigeants faillissent et en plus font payer, et ceux d’en-bas sont ceux qui payent.
Nous n’appelons ni à voter, ni n’appelons à ne pas voter. Ça ne nous intéresse pas.
Plus encore, ça ne nous inquiète même pas.
Nous, femmes et hommes zapatistes, ce qui nous intéresse c’est d’en savoir plus sur comment nous résistons et affrontons les multiples visages du système capitaliste qui nous exploite, nous réprime, nous méprise et nous vole.
Parce que ce n’est pas seulement d’un bord et d’une façon que le capitalisme opprime. Il opprime si femme. Il opprime si employé. Il opprime si ouvrier. Il opprime si paysan. Il opprime si jeune. Il opprime si enfant. Il opprime si professeur. Il opprime si étudiant. Il opprime si artiste. Il opprime si tu penses. Il opprime si tu es humain, ou plante, ou eau, ou terre, ou air, ou animal.
Peu importe combien il le parfume et le lave, le système capitaliste « dégoulinant de sang et de saleté par tous ses pores, de la tête aux pieds » (à vous de trouver qui l’a décrit ainsi et où).
Donc notre idée ne sert pas à promouvoir le vote.
Pas plus qu’à promouvoir l’abstention ou le vote blanc.
Notre pensée ne sert pas à donner des recettes de comment faire face au problème du capitalisme.
Ce n’est pas non plus pour imposer notre pensée à d’autres.
Nous pensons que nous devons nous obliger à penser, à analyser, à réfléchir, à critiquer, à chercher notre propre pas, notre propre manière, dans nos lieux et en nos temps.
Maintenant je vous demande à vous qui lisez ceci : que vous votiez ou que vous ne votiez pas, ça vous fait mal de penser comment va le monde dans lequel nous vivons, de l’analyser, de le comprendre ? Penser de façon critique vous empêche de voter ou de vous abstenir ? Ça vous aide ou pas pour vous organiser ?
----
Hay lum tujbil vitil ayotik. Ça veut dire : nous sommes bien comme nous sommes.
Un autre : Nunca ya kikitaybajtic bitilon zapatista.
Ça veut dire : nous ne cesserons jamais d’être zapatistes.
Encore un : Jatoj kalal yax chamon te yax voon sok viil zapatista.
Ça veut dire : Jusqu’à la mort et même là encore je porterai mon nom d’être zapatiste.
Depuis les montagnes du sud-est mexicain.
Au nom de toute l’EZLN, des hommes, des femmes des enfants et des anciens de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale.
Sous-commandant Insurgé Moisés.
Hay lum tujbil vitil ayotik. Ça veut dire : nous sommes bien comme nous sommes.
Un autre : Nunca ya kikitaybajtic bitilon zapatista.
Ça veut dire : nous ne cesserons jamais d’être zapatistes.
Encore un : Jatoj kalal yax chamon te yax voon sok viil zapatista.
Ça veut dire : Jusqu’à la mort et même là encore je porterai mon nom d’être zapatiste.
Depuis les montagnes du sud-est mexicain.
Au nom de toute l’EZLN, des hommes, des femmes des enfants et des anciens de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale.
Sous-commandant Insurgé Moisés.
- 8 Septembre 2015 17:24
- |

2Personnes qui aiment ça


