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Fil de discussion: LIBERTE D'EXPRESSION
Jef Kazak "en vacances" a dit...
C'est tout de même dangereux de faire sa propre définition. On finit par inventer son propre langage (bonjour mythe de Babel). Ceci dit, les mots sont des boîtes dont chacun ne veut voir que le contenu qu'il veut bien y mettre. Ainsi le mot antisémitisme est un terme qui exprime aujourd'hui une discrimination anti-juive. C'est bien ça le consensus actuel.
Or il se trouve que dans son étymologie l'antisémitisme est bien plus large que cela, puisqu'il concerne tous les peuples sémites (peuples qui parlent des langues sémitiques). L'arabe étant aussi une langue sémitique, on peut se poser la question de savoir si l'islamophobie vise bien la religion ou si l'islamophobie est un prétexte pour stigmatiser une population d'origine arabe (donc peuple d'origine sémitique), ce qui verserait l'islamophobie dans la dérive antisémite (dérive punie par la loi) et non dans la critique de la religion qui tient de la liberté d'expression. Chacun sait ce qu'il fait en la matière.
Il en est ainsi de bien des mots de la langue française. Le terme racisme tient plus de la discrimination que d'un véritable racisme qui différencierait les gens sur une caractéristique physique pour ne dire génétique.
Ne nous faisons pas d'illusions, le français s'appauvrit, et cela tient moins à la langue qu'à la capacité à l'utiliser. Combien de fois, ne cherchons nous pas nos mots, alors qu'il existe des mots pour chaque chose dans la langue française. Cette incapacité, je la partage, et ce post est truffé d'expressions (et de fautes d'orthographe) construites pour masquer mon indigence en la matière.
L'ÉDUCATION EST LA MEILLEURE GARANTIE DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION. Soyons-en conscient.
Oui, c'est pour cela qu'il faut confronter son point de vue et accepter la remise en question.
Quand à l'éducation elle a ses limites.
Par exemple, quand j'étais gamin on m'a appris l'après guerre en me présentant le Stalinisme comme un régime à part entière, et comme une opposition au nazisme. On nous apprenait qu'il y avait deux types de démocratie, la démocratie libérale liée à un système d'économie de marché et la démocratie socialiste soviétique, dont le pendant était l'économie communiste.
Depuis, il y a eu la chute du mur de Berlin en 1989 et "la fin de l'histoire" comme l'évoque Francis FUKOYAMA.
Et là, surprise, Staline et devenu un autoritaire plus que fachisant et proche du nazisme (ce qu'il était sans doute). Ca a mis quelques années tout de même pour être mis à jour.
Alors que faut il en déduire, sinon que l'éducation est aussi un système toxique et que ce que l'on nous apprend est ni plus ni moins qu'une formulation arrangée pour ne pas dire tronquée de ce qui s'est passé. Il y a beaucoup d'autres exemples : l'esclavage, l'immigration, la finance......
Je pense que d'une part, on ne peut que multiplier les sources d'information pour tenter de trouver le fil d'Ariane et sortir du labyrinthe des doxa, d'autre part, il ne faut jamais rien prendre pour argent comptant et prendre conscience que ce que l'on croit est une opinion, une réalité visuelle ou panoramique sur un point "P", en un lieu "L" et à l'instant "T".
Sujets:
liberté d'expression, censure
- 7 Février 2013 12:31
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