Flash-Ball : 3 questions pour comprendre la polémique
ÉCLAIRAGE - L'utilisation de cette arme aussi puissante qu'imprécise suscite la controverse.
" Et quand il m’a étranglé, j’ai essayé d’attraper un peu son bras, pour réduire la douleur. Et là il me dit « tu veux jouer du pieds-poings ? », comme si je voulais vraiment me taper avec lui. Et il ..." Et quand il m’a étranglé, j’ai essayé d’attraper un peu son bras, pour réduire la douleur. Et là il me dit « tu veux jouer du pieds-poings ? », comme si je voulais vraiment me taper avec lui. Et il m’a mis un golden en pleine arcade, en plus il portait une bague au poing.
J’ai tout de suite commencé à saigner, et le policier a balancé en parlant de moi : « Jackie Chan, il fait le chaud ». Oui, je suis d’origine asiatique...
Là, dans la cellule, je continuais à saigner. Quand j’ai demandé un mouchoir pour m’essuyer, les policiers voulaient d’abord que j’essuie le sang qui avait coulé par terre avant de me donner le mouchoir...
Surtout, il faisait super froid, on n’a pas voulu me donner une autre couverture. Impossible de m’endormir, j’ai du fermer l’œil à peine deux heures pendant toute la nuit.
En plus, j’avais faim et soif, on ne m’avait rien donné à manger ou à boire de la soirée ou de la nuit. A part le verre d’eau pour avaler le médicament aux urgences...
Vers 9 heures du matin, un avocat commis d’office arrive et c’est là que j’apprends que… le policier a porté plainte contre moi, pour violences volontaires sur agent ! On me dit que j’ai agressé l’agent, et que ses 2 collègues sont témoins.
Mais dans ma déposition je raconte les faits. J’ai listé les noms de 12 personnes qui étaient là et peuvent témoigner..."
« J’ai 16 ans, je me suis fait tabasser par la police, alors que je n’avais rien fait »
8 jours d’ITT , 4 points de suture à l’arcade sourcilière, des injures racistes et une nuit glacée au commissariat. Vendredi, Maxen, en 1ère ES, rejoignait des amis apr
3 policiers et leurs flashballs au TGI de Bobigny
La police nous a tiré dessus au flashball le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil. Parmi les six personnes blessées, cinq ont été touchées au dessus de l
Presse et notes éparses autour de l'Agression de Guillaume Vadot, Septembre 2016 à Paris, pour avoir exercé son droit de filmer la police lors d'une interpellation anormalement brutale.
Un article, et ...Presse et notes éparses autour de l'Agression de Guillaume Vadot, Septembre 2016 à Paris, pour avoir exercé son droit de filmer la police lors d'une interpellation anormalement brutale.
Un article, et les précédants dans le lien joint vers le post de l'agent-spécial-de-Tcb...
http://www.thechangebook.org/Myiette/link-id_16092...
Brutalité Policière a partagé une photo
Photo prise ce matin devant un lycée (lycée Voltaire). Tir épaulé... Normalement interdit... (obligation d'un genou à terre)
ENCORE UN MORT AUX MAINS DE LA POLICE
Hier, à Beaumont-sur-Oise, un jeune homme de 24 ans a perdu la vie alors qu’il se trouvait aux mains de la police. La mort d’Adama Traoré a embrasé le quartier et ...ENCORE UN MORT AUX MAINS DE LA POLICE
Hier, à Beaumont-sur-Oise, un jeune homme de 24 ans a perdu la vie alors qu’il se trouvait aux mains de la police. La mort d’Adama Traoré a embrasé le quartier et les coeurs de ceux qui attendaient son retour à la maison. Nos collectifs ne peuvent que s’associer à la douleur des proches et tiennent à exprimer toute leur solidarité.
Cette fois encore - ce genre de «drames» arrivant plus souvent qu’on ne veut se l’avouer - les circonstances de la mort du jeune homme sont floues. Selon les gendarmes, Adama Traoré serait décédé des suites d’un «malaise cardiaque» survenu au moment de l’interpellation ; les habitant-e-s du quartier parlent, quant à eux, de violences qui auraient conduit au décès du jeune homme. Le frère d’Adama est formel : pour lui, il ne s’agit pas d’une crise cardiaque mais des conséquences des coups portés par les gendarmes.
Cette fois encore donc, de vives tensions ont émaillé le quartier où vivait Adama Traoré. Rien de bien nouveau. Depuis 1979, à chaque mort par la police, ce sont les mêmes scènes qui se jouent dans des quartiers en quête de vérité et justice.
Les déroulés de ces histoires sont malheureusement trop bien connus : décès, révolte du quartier, manque de précisions sur le déroulé exact des évènements, préférence systématique donnée à la version policière, criminalisation de la victime et mépris. Ces stratégies utilisées de manière systématique dans les affaires de violences et crimes policiers s’inscrit dans une tradition bien locale de déni de justice et d’impunité policière. Surtout quand les méfaits ont lieu dans des quartiers populaires (et sur des descendant-e-s de l’immigration postcoloniale) transformés en laboratoire des violences policières par les forces de l’ordre.
Évidemment, ceux qui, parmi les politiques, journalistes et intellectuels, sont d’habitude si prompts à commenter les violences policières et les tensions raciales aux États-Unis retournent bien vite à leur daltonisme quand les même faits conduisent aux mêmes conséquences en France. S’il ne s’agit nullement de comparer la réalité étasunienne à la nôtre, force est de constater que les morts, blessés et mutilés par la police ne jouissent pas ici d’un traitement politique et médiatique digne de ce nom.
Face à ce mutisme et à l’incapacité des gouvernements quels qu’ils soient de prendre à bras le corps les problèmes de violences policières, de racisme institutionnel et de justice sociale, les mobilisations n’ont pas faibli. Loin de là. Malgré la criminalisation de leurs combats et de leurs revendications, familles de victimes, associations de quartier et collectifs contre les violences policières/antiracistes auront toujours à coeur de continuer leur combat pour la justice et la vérité.
Tous se tiennent à d’ailleurs à la disposition des proches d’Adama Traoré pour les accompagner et les soutenir dans ce moment particulièrement difficile. Un hommage lui sera rendu lors de la marche #BlackLivesMatter qui aura lieu le samedi 23 juillet à 14h au départ de Châtelet-les-Halles.
Contacts presse :
Amal Bentounsi, Urgence Notre Police Assassine
- c/c depuis la liste "Assemblée Paris" (créée suite à la mort de Rémi Fraisse pour lutter contre les violences policières)
Eric se demandait si ça vaudrait pas le coup de l'intégrer directement sur le mur de tcb, en attendant, ça aurait peut-être sa place en wigget sur cette page?
De la violence dans les manifestations
Publié le 16 avril 2016 | Maj le 18 avril
Analyse d’un camarade anonyme de Rennes à propos de la répression policière de ces dernières semaines.
"Une débauche de vi...De la violence dans les manifestations
Publié le 16 avril 2016 | Maj le 18 avril
Analyse d’un camarade anonyme de Rennes à propos de la répression policière de ces dernières semaines.
"Une débauche de violence semble saisir Rennes et les villes de France à chaque manifestation dirigée contre le projet de loi honni. Les médias régionaux comme nationaux essentialisent de jour en jour cette opposition du peuple en la réduisant à un face à face violent entre « casseur-se-s » et forces de l’ordre. Mais une confrontation ne peut exister que si ces deux parties se trouvent sur un pied d’égalité. Ce n’est pas le cas et le préfet d’Île et Vilaine ne fait que corroborer ce fait lorsqu’il nous parle de manifestant-e-s aux sacs remplis de boulons prêts à être jetés sur les garants de l’ordre public. Les plus équipé-es sont munis de masques de plongée, de cagoules et de battes de base-ball, sans doute fantasmées. Nous sommes bien loin d’une organisation paramilitaire qui tutoierait l’armée des rues que l’on dépêche chaque fois qu’un esprit de contestation souhaite s’exprimer dans les avenues pavées des centres-villes.
Est-il encore besoin de revenir sur l’arsenal répressif que l’État accorde à ceux qu’il mandate pour préserver les apparences d’une paix sociale ? Non. En revanche, nous avons pu constater, lors de la manifestation du 9 avril, que les blessures de certain-e-s policier-e-s étaient dues au matériel qu’ils/elles utilisent : une grenade de désencerclement jetée trop tardivement sur les manifestant-e-s mutila la main, pourtant protégée, de celui qui l’avait dégoupillée. La dangerosité des armes qui nous sont destinées est réelle et plusieurs dizaines de blessés sont encore à déplorer même si le préfet affirme le contraire. On se plaît à dire qu’aucun-e manifestant-e n’a été hospitalisé-e. Cela est faux. Certain-e-s ont été contraint-e-s d’y faire un séjour mais n’ont pas fait de déclaration sur la manière dont ils/elles avaient obtenu leurs blessures, d’autres n’osent tout simplement pas faire le déplacement mais un grand nombre de blessé-e-s a décidé de porter plainte.
Nos protections physiques sont vaines face aux matraques et aux tirs de Flashball. Elles se résument à enduire nos foulards de citron pour parer au désagrément des gaz lacrymogènes. On nous reprocherait presque l’emploi de sérum physiologique pour nous nettoyer les yeux. Les avoir dans nos poches symboliserait, pour France 3 Bretagne [1], notre souhait d’en découdre avec les CRS. Mais la question n’est pas de savoir si oui ou non la manifestation sera émaillée ou structurée par la violence. Elle le sera forcément puisque les autorités s’entêtent dans leur décision à nous empêcher d’accéder à l’hyper-centre rennais, ce que nous dénonçons fermement. Nous essuyons systématiquement des salves de tirs de lacrymo dès que les manifestant-e-s tentent de se diriger vers la place de la mairie ou du parlement. Ces forces de l’ordre qui sèment le chaos tout en prétendant le conjurer n’ont pas besoin d’être provoquées ou « agressées » par les manifestant-e-s.
Ceux/celles qui tiennent le front dans les manifestations et que l’on nomme « casseur-se-s » n’ont pas des armes qui pourraient menacer ces armures vivantes. Leur crime est de soutenir des banderoles renforcées afin de prévenir les possibles jets de grenades lacrymogènes qu’ils s’empressent de renvoyer à leur expéditeur. Alors que les médias les incriminent de tous les maux, nous tenons à affirmer qu’ils/elles sont des manifestant-e-s comme les autres. Leurs actions, loin de décrédibiliser le mouvement, le pérennisent. Sans leur présence, nos cris s’étrangleraient dans nos gorges comme cela semble être le but du gouvernement. Ils/elles sont les défenseur-se-s de notre liberté de nous exprimer pour refuser ces lois iniques afin de proposer une société qui conviendrait au plus grand nombre. Quant aux tags, ils ne tuent personne mais marquent l’espace de notre présence et donnent à voir une souffrance et un espoir qui habitent nombre de femmes et d’hommes.
Nous assistons bel et bien à une sur-réaction concernant les actions de manifestante-s qui vivent leur cause tous les jours plus équipé-e-s et qui ne peuvent supporter de la voir se faire piétiner. Si la violence qu’exercent les policier-e-s est légale, ce qui est parfois contestable, elle est en revanche totalement illégitime. Il est illégitime de réprimer un mouvement social et politique qui ne s’exprime pas dans la violence mais tente de se défendre durant les quelques heures que durent les manifestations. Les hommes/femmes politiques de ce pays nous présentent cette réforme comme la seule façon de résoudre le chômage, ce mal qui ronge la France. Les socialistes, eux/elles-mêmes, se sont rallié-e-s à la cause de la dérégulation du code du travail achevant de créer un consensus avec la droite traditionnelle et le patronat. Ce consensus acte la mort de notre démocratie, il refuse le débat et fait le sourd face à la voix du peuple. De toutes les violences, c’est elle qui nous est la plus insupportable."
-Texte original disponible en téléchargement ici :
https://drive.google.com/file/d/0ByvP6H1gZeuidm9FN...
Brutalité Policière a partagé une photo
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