Commentaire sur le mur : #2023
C'est curieux : deux choses tournent autour de moi ou en moi depuis quelques temps, la Belgique et l'expression "faire sécession !".
Du temps ou j'étais junguien j'aurais admiré la conjonction de tout...C'est curieux : deux choses tournent autour de moi ou en moi depuis quelques temps, la Belgique et l'expression "faire sécession !".
Du temps ou j'étais junguien j'aurais admiré la conjonction de tout cela. Le phénomène de synchronicité.
J'entends beaucoup parler de la Belgique sur le plan professionnel parce qu'il paraît que là-bas les formateurs en soins infirmiers (c'est mon job!) sont top, qu'ils savent vraiment faire ce boulot. Mieux que nous, les français, qui sommes une race de fainéants, c'est bien connu.
La Belgique, nous venons à l'instant de regarder un très beau film Belge : "L'autre". Poignant, avec un rythme particulier, une ambiance si épaisse. Et puis voilà notre amie Belge Marie Breda qui fait sécession et échappe au désespoir de sa situation en partant ailleurs créer son nouveau monde.
Et voilà la sécession et une émission de radio, aujourd'hui jour de grève dans l'audiovisuelle publique, qui évoque ces romanciers qui "désertent", à la mode rimbaldienne pour certains, à la mode qui est la leur pour d'autres, avec un rien de quête spirituelle dans la démarche. Ils font sécession, trouvant ce monde si, qui se racornit à en crever, bien peu intéressant, ils font des îles désertes.
Sloterdijk, le philosophe qui n'est pas loin d'être Belge, étudie ce mouvement là, de faire sécession dans son livre : "Tu dois changer ta vie." Le psychanalyste fait cela en somme, bien souvent, il propose une forme de retraite hors du monde si ordinaire qui dure quelques dizaines de minutes par semaine. N'est-ce pas quelque chose de cette sorte, devenir psychanalyste : faire sécession ?