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Mis à jour du statut : #11917
Depuis des dizaines d’années, l'intérêt porté aux problèmes de l'enfant maltraité va croissant. La maltraitance dans les institutions reste cependant un sujet TABOU. Voici le chemin parcouru dans l'h...Depuis des dizaines d’années, l'intérêt porté aux problèmes de l'enfant maltraité va croissant. La maltraitance dans les institutions reste cependant un sujet TABOU. Voici le chemin parcouru dans l'histoire de l'enfant placé.
Monsieur Klanjberg, premier juge du tribunal pour enfants à Grenoble, raconte avoir reçu en 1977, dans son bureau des enfants d'un foyer qui systématiquement avaient des foulards sur la tête. Les enfants étaient rasés pour avoir fugué.
Le passé institutionnel est lourd en matière de maltraitance. Tous ces actes étaient tolérés par l'institution. L'éducateur était embauché sur le critère de la carrure physique et non pas sur celui de ses compétences pédagogiques.
La violence à l'égard des plus faibles, enfants, est révoltante. Si de nombreuses études ont été réalisées sur les violences dans les familles, enfants martyrs, femmes battues, on en trouve peu sur la question des violences institutionnelles. Stanislas Tomkiewicz et Pascal Vivet ont le mérite d'avoir travaillé sur ce délicat sujet.
La violence peut être subjective. En France, les peines corporelles dans les institutions sont peu fréquentes et sont clandestines, car la législation plus encore que les mœurs, s'y oppose.
Il existe donc des violences réputées légitimes et des violences illicites. "Une violence manifeste peut-être considérée comme légitime, licite ou simplement toléré, et lorsque l'ensemble de la société la tient pour licite, ceux qui s'y opposent peuvent être taxés d'utopistes, rêveurs, ou de révolutionnaires subversifs mettant en danger l'ordre social pour qu'une violence physique ou psychologique puisse être dite licite, ou légitime en des lieux et temps donnés, il suffit à la limite, qu'elle soit assumée publiquement par ses auteurs, même si elle est considérée comme inacceptable par la plupart de ceux qui en ont connaissance". (TOMKIEWICZ Stanislas et VIVET Pascal, Aimer mal, châtier bien, seuil, p.24)
Les auteurs parleront de "surviolence" lorsque la violence est illégitime, non admise et non assumée par ses auteurs, réprouvée par les lois et/ou par la totalité ou partie de l'opinion publique.
Nous constatons la difficulté à faire reconnaître la violence en institution, et ce, à tous les niveaux, la lenteur des processus et les obstacles auxquels les parents se heurtent. Les établissements qui accueille des enfants sains de corps et d'esprit, dans l'incapacité de vivre en famille. La demande de placement émanai des fois de la famille qui estime ne pas pouvoir élever l'enfant et plus souvent de nos jours des services de la protection de l'enfance qui estime que l'enfant ne peut pas être élevé convenablement dans sa famille.
Nous constatons que le sévice existe dans les institutions pour enfants, et, que de dénoncer ces pratique ignoble dérange l'ordre social.
Malgré les nombreux signalements, malgré la mobilisation des médias autour de certain cas, l'institution sera protégée le plus longtemps possible.
Le premier signalement a été effectué en 1969, l'établissement ne fermera qu'en 1982. Le directeur de l'établissement ne sera pas inquiété sur le plan pénal. Il ouvrira même un autre établissement dans une autre région.
Comme ont la déjà traité dans d'autres articles les lieux d'accueil ne sont que très peut contrôlé et toujours averti de cette petite visite, plus de courtoisie, que de recherche ou contrôle.
Les difficultés dénoncées résultent de la tendance de toute institution à ne pas changer et à ne pas être mis en cause, ce sont :
- la négation : les institutions nient tout acte de violence ayant eu lieu en leur sein.
- la discrétion : si une violence est découverte, elle est réglée à l'intérieur de l'établissement. (Une violence "découverte" est "couverte").
- Le refus de collaboration : les institutions considèrent que toute recherche dans ce domaine est inutile et qu'il vaudrait mieux consacrer des crédits à des travaux plus utiles.
- la non rédaction des rapports : les institutions ne portent pas à la connaissance des autorités et du public des rapports détaillés concernant les violences commises.
- L'absence et le caractère secret des rapports vont de pair avec la nature interne des sanctions et la non remise des contrevenants à la justice.
Il ne semble pas exister de catégorie spéciale d'enfant qui donnerait plus que d'autres prise à la violence. avec les années la violence licite a tendance à disparaître au profit d'une "sur-violence" malheureusement cachée, niée ou banalisée. En foyer de l'enfance et famille d'accueil et certain d'acte à caractère sexuel, comme dans l'affaire Gilles patrons, mais il y en a d'autres.
Les violences sont commises par les équipes, si tous les membres de l'équipe ne sont pas violents, le sévice, lui, est connu par tout le monde à l'intérieur de l'institution.
Ce sont des personnes extérieures à l'établissement dans la majorité des cas qui vont signaler ces violences, stagiaires, éducateurs ayant quitté l'institution, la famille, des jeunes pensionnaires sortis de l'établissement ; jamais un membre de l'équipe ne signale le fonctionnement anormal de l'institution. Même avec des preuves indiscutables et des signalements au plus haut niveau, l'institution sera protégée, dans tous les cas le plus longtemps possible.
Nous avons le sentiment que l'institution sécrète la violence pour se protéger de l'usager. Le sévice est présenté comme un outil permettant à l'enfant et à l'adolescent de s'insérer dans la société; L'institution fait croire à l'enfant qu'il est mauvais et qu'elle est là pour le rendre bon, et, n'ayant pas d'autres éléments de comparaison, l'enfant, lui même, peut penser que cette discipline lui est nécessaire.
Dans cette violence il y a aussi la violence psychologique instruite par la même institution, par les mensonges contre sa famille et l'arrachement brusque de celui ci a son cadre familiale, l'enfant ne comprendra pas et se retrouvera de se fait en grande difficulté, car aucun suivi digne de se nom ne lui sera prodigué, juste un bourrage de crane par les éducateurs, ou ses parents biologique serons désigné comme les mauvais, sans aucune véritable explication. Mais cette violence la, n'est pas reconnue et complétement ignoré.
Constat attristant, l'institution qui accueille des enfants semble générer de la violence.
Dans ces institutions pour enfants, même si elle ne se justifie pas, elle cherche des explications à travers un mode d'éducation, le sévice sera nécessaire pour permettre à l'enfant de grandir. (Methode de la DASS).
Dans les établissements pour enfance, la violence est souvent collective, provoqué par d'autre enfants placés et connu du personnel
de l'établissement et tout le personnel ont connaissance de la maltraitance et, pour la plupart, la pratiquent eux aussi. Lorsque le sévice sera dénoncé, l'institution sera protégée au maximum et le plus longtemps possible par les instances supérieures qui refusent de reconnaître la violence. Ce n'est pas l' individu qui commet la violence de manière isolée mais l'institution.
Dans ce deuxième cas, les membres de l'équipe sont, la plupart du temps, au courant de ces violences.
Bien souvent la loi du silence va s'installer, difficile à rompre, "le temps cimente le silence..."
Malheureusement la violence ne pourra être portée à la connaissance de la haute autorité ou médiatisée qu'après avoir sévi de trop nombreuses années dans l'institution, et, lorsque, enfin, une personne extérieure à l'institution en a eu connaissance faut il que l'information soit divulgué et écouté.
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Stéphane Andrecy aime ça.
Monsieur Klanjberg, premier juge du tribunal pour enfants à Grenoble, raconte avoir reçu en 1977, dans son bureau des enfants d'un foyer qui systématiquement avaient des foulards sur la tête. Les enfants étaient rasés pour avoir fugué.
Le passé institutionnel est lourd en matière de maltraitance. Tous ces actes étaient tolérés par l'institution. L'éducateur était embauché sur le critère de la carrure physique et non pas sur celui de ses compétences pédagogiques.
La violence à l'égard des plus faibles, enfants, est révoltante. Si de nombreuses études ont été réalisées sur les violences dans les familles, enfants martyrs, femmes battues, on en trouve peu sur la question des violences institutionnelles. Stanislas Tomkiewicz et Pascal Vivet ont le mérite d'avoir travaillé sur ce délicat sujet.
La violence peut être subjective. En France, les peines corporelles dans les institutions sont peu fréquentes et sont clandestines, car la législation plus encore que les mœurs, s'y oppose.
Il existe donc des violences réputées légitimes et des violences illicites. "Une violence manifeste peut-être considérée comme légitime, licite ou simplement toléré, et lorsque l'ensemble de la société la tient pour licite, ceux qui s'y opposent peuvent être taxés d'utopistes, rêveurs, ou de révolutionnaires subversifs mettant en danger l'ordre social pour qu'une violence physique ou psychologique puisse être dite licite, ou légitime en des lieux et temps donnés, il suffit à la limite, qu'elle soit assumée publiquement par ses auteurs, même si elle est considérée comme inacceptable par la plupart de ceux qui en ont connaissance". (TOMKIEWICZ Stanislas et VIVET Pascal, Aimer mal, châtier bien, seuil, p.24)
Les auteurs parleront de "surviolence" lorsque la violence est illégitime, non admise et non assumée par ses auteurs, réprouvée par les lois et/ou par la totalité ou partie de l'opinion publique.
Nous constatons la difficulté à faire reconnaître la violence en institution, et ce, à tous les niveaux, la lenteur des processus et les obstacles auxquels les parents se heurtent. Les établissements qui accueille des enfants sains de corps et d'esprit, dans l'incapacité de vivre en famille. La demande de placement émanai des fois de la famille qui estime ne pas pouvoir élever l'enfant et plus souvent de nos jours des services de la protection de l'enfance qui estime que l'enfant ne peut pas être élevé convenablement dans sa famille.
Nous constatons que le sévice existe dans les institutions pour enfants, et, que de dénoncer ces pratique ignoble dérange l'ordre social.
Malgré les nombreux signalements, malgré la mobilisation des médias autour de certain cas, l'institution sera protégée le plus longtemps possible.
Le premier signalement a été effectué en 1969, l'établissement ne fermera qu'en 1982. Le directeur de l'établissement ne sera pas inquiété sur le plan pénal. Il ouvrira même un autre établissement dans une autre région.
Comme ont la déjà traité dans d'autres articles les lieux d'accueil ne sont que très peut contrôlé et toujours averti de cette petite visite, plus de courtoisie, que de recherche ou contrôle.
Les difficultés dénoncées résultent de la tendance de toute institution à ne pas changer et à ne pas être mis en cause, ce sont :
- la négation : les institutions nient tout acte de violence ayant eu lieu en leur sein.
- la discrétion : si une violence est découverte, elle est réglée à l'intérieur de l'établissement. (Une violence "découverte" est "couverte").
- Le refus de collaboration : les institutions considèrent que toute recherche dans ce domaine est inutile et qu'il vaudrait mieux consacrer des crédits à des travaux plus utiles.
- la non rédaction des rapports : les institutions ne portent pas à la connaissance des autorités et du public des rapports détaillés concernant les violences commises.
- L'absence et le caractère secret des rapports vont de pair avec la nature interne des sanctions et la non remise des contrevenants à la justice.
Il ne semble pas exister de catégorie spéciale d'enfant qui donnerait plus que d'autres prise à la violence. avec les années la violence licite a tendance à disparaître au profit d'une "sur-violence" malheureusement cachée, niée ou banalisée. En foyer de l'enfance et famille d'accueil et certain d'acte à caractère sexuel, comme dans l'affaire Gilles patrons, mais il y en a d'autres.
Les violences sont commises par les équipes, si tous les membres de l'équipe ne sont pas violents, le sévice, lui, est connu par tout le monde à l'intérieur de l'institution.
Ce sont des personnes extérieures à l'établissement dans la majorité des cas qui vont signaler ces violences, stagiaires, éducateurs ayant quitté l'institution, la famille, des jeunes pensionnaires sortis de l'établissement ; jamais un membre de l'équipe ne signale le fonctionnement anormal de l'institution. Même avec des preuves indiscutables et des signalements au plus haut niveau, l'institution sera protégée, dans tous les cas le plus longtemps possible.
Nous avons le sentiment que l'institution sécrète la violence pour se protéger de l'usager. Le sévice est présenté comme un outil permettant à l'enfant et à l'adolescent de s'insérer dans la société; L'institution fait croire à l'enfant qu'il est mauvais et qu'elle est là pour le rendre bon, et, n'ayant pas d'autres éléments de comparaison, l'enfant, lui même, peut penser que cette discipline lui est nécessaire.
Dans cette violence il y a aussi la violence psychologique instruite par la même institution, par les mensonges contre sa famille et l'arrachement brusque de celui ci a son cadre familiale, l'enfant ne comprendra pas et se retrouvera de se fait en grande difficulté, car aucun suivi digne de se nom ne lui sera prodigué, juste un bourrage de crane par les éducateurs, ou ses parents biologique serons désigné comme les mauvais, sans aucune véritable explication. Mais cette violence la, n'est pas reconnue et complétement ignoré.
Constat attristant, l'institution qui accueille des enfants semble générer de la violence.
Dans ces institutions pour enfants, même si elle ne se justifie pas, elle cherche des explications à travers un mode d'éducation, le sévice sera nécessaire pour permettre à l'enfant de grandir. (Methode de la DASS).
Dans les établissements pour enfance, la violence est souvent collective, provoqué par d'autre enfants placés et connu du personnel
de l'établissement et tout le personnel ont connaissance de la maltraitance et, pour la plupart, la pratiquent eux aussi. Lorsque le sévice sera dénoncé, l'institution sera protégée au maximum et le plus longtemps possible par les instances supérieures qui refusent de reconnaître la violence. Ce n'est pas l' individu qui commet la violence de manière isolée mais l'institution.
Dans ce deuxième cas, les membres de l'équipe sont, la plupart du temps, au courant de ces violences.
Bien souvent la loi du silence va s'installer, difficile à rompre, "le temps cimente le silence..."
Malheureusement la violence ne pourra être portée à la connaissance de la haute autorité ou médiatisée qu'après avoir sévi de trop nombreuses années dans l'institution, et, lorsque, enfin, une personne extérieure à l'institution en a eu connaissance faut il que l'information soit divulgué et écouté.
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