Voici mon choix : "Usage thérapeutique légal, usage récréatif pénalisé". La drogue peut devenir nocive en fonction d'une utilisation personnelle ne répondant pas à des critères médicaux. L'on me rétorquera que le vin n'est pas proscrit, mais n'avons-nous pas déjà conscience du danger que constitue l'...
Voici mon choix : "Usage thérapeutique légal, usage récréatif pénalisé". La drogue peut devenir nocive en fonction d'une utilisation personnelle ne répondant pas à des critères médicaux. L'on me rétorquera que le vin n'est pas proscrit, mais n'avons-nous pas déjà conscience du danger que constitue l'alcool ?
@ Gniewko : Sauf que contrairement à ton argument, tout le monde sait qu'il existe une dose létale avec l'alcool, mais qu'elle reste inconnue avec le cannabis (les toxicologues sont formels, il faudrait une consommation intensive sur plusieurs jours, sans interruption). Et comment se fait-il que pen...
@ Gniewko : Sauf que contrairement à ton argument, tout le monde sait qu'il existe une dose létale avec l'alcool, mais qu'elle reste inconnue avec le cannabis (les toxicologues sont formels, il faudrait une consommation intensive sur plusieurs jours, sans interruption). Et comment se fait-il que pendant des milliers d'années, le cannabis n'ait jamais posé problème, mais que depuis les années 30, il soit devenu un danger tel qu'il fallait l'interdire... au mépris des connaissances scientifiques. Les effets délétères de la consommation du cannabis ne sont que la conséquence de la prohibition. En changeant de statut légal, le cannabis redeviendrait banal au sens propre, comme au figuré.
Le fait est qu'une certaine dose de cannabis peut devenir tout à fait néfaste pour l’organisme humain, cela n’est pas contestable, mais nous ne sommes pas encore aptes à la définir en toute exactitude d'un point de vue scientifique, et c'est une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons absolument...
Le fait est qu'une certaine dose de cannabis peut devenir tout à fait néfaste pour l’organisme humain, cela n’est pas contestable, mais nous ne sommes pas encore aptes à la définir en toute exactitude d'un point de vue scientifique, et c'est une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons absolument pas nous permettre de légaliser un tel produit, susceptible de pousser au décès psychique un nombre important de personnes inconscientes ou candides, et ce, plus ou moins à long terme. Votre argumentation est assez terrifiante somme toute, parce que vous osez prétendre que les effets nocifs du cannabis seraient dus à la législation en vigueur et non à l'utilisation qui en est faite par ses consommateurs... Pardonnez-moi, mais de qui vous moquez-vous ? Chercheriez-vous à troubler la réflexion à ce sujet en brouillant les pistes et en reliant des faits qui n'entretiennent pas la moindre relation originellement ? C'est justement en circonscrivant la consommation de cannabis et de la drogue aux réserves médicales, tout en poursuivant activement nos recherches quant à ses effets divers et variés dans un même temps, que nous serons en mesure d'assurer la mise en place d'une véritable politique de santé publique, qui ne conduira pas à "limiter" ou à "réguler" la dépendance à ce produit, mais à la supprimer de façon définitive, le cannabis n'étant profitable à la santé que dans une certaine mesure. Quant à l'argument prétendument historique que vous me posez sur la table, permettez-moi de vous rétorquer que, jadis, l'Homme dévorait des morceaux de viandes cru, et estimait qu'il était parfait de les manger de cette manière, jusqu'au jour où il fut capable de réaliser des flammes en se servant des outils appropriés. Sa santé et son développement physiologique ne purent que mieux s'en porter. Mais, ce qui est certain, c'est que j'ai à faire à un consommateur de cannabis, et je ne pense pas que nous soyons en mesure de continuer ce débat en conséquence. Droguez-vous à profusion si cela anime votre coeur et fortifie les vicissitudes de votre âme, je serais sans doute la dernière personne à vous en empêcher. N'essayez cependant pas de nous imposer votre appréciation au sujet d'une plante potentiellement corruptible. Votre subjectivité en la matière découle très probablement de la dépendance au cannabis dont vous faites preuve. Si ce n'est pas le cas, c'est que vous vous contentez de répéter des antiennes idéologiques dépourvues de tout fondement sur le plan scientifique, et c'est ainsi que vous vous enhardissez à nous exposer votre sujétion à l'hédonisme pathogène de ce siècle façonné de toutes pièces par l'absurdité capitaliste. Le comble des consommateurs de drogue est qu'ils n’accéderont finalement jamais au bonheur, qu’ils n’embrasseront jamais la félicité, leurs facultés cérébrales se détériorant progressivement à cause de leurs habitudes frustes et de leur ignorance entêtée par rapport à tout ce qui est justement relatif à la cause de leur souffrance. Notez aussi que des gênes cardio-vasculaires et une réduction de la libido sont aussi constatées chez les consommateurs de cannabis (Et je n'évoquerai pas les autres difficultés que l'on rencontre en fumant d'autres sortes de drogue). La drogue, et notamment le cannabis, provoque la dépendance chez quiconque n’en connait pas les « clauses » d’utilisation, nuit fermement à la santé (Sachez que les phyto-cannabinoïdes possèdent des vertus médicales en raison, par exemple, de leurs effets antiémétiques, mais les autres particules internes contenues par le cannabis et une gestion insensée de celui-ci par des personnes ignorant le contrôle médico-politique de ce produit -qu'il est par ailleurs essentiel d’installer au plus vite- encourent des risques relativement conséquents), et s'avère donc effectivement préjudiciable à l'individu qui en ingurgite sans se fixer de contrainte quelconque ou sans être soumis à une prescription licite, quoi que cela ne le conduise bien évidemment pas incontinent à assister aux hémicycles de la Camarde. En conclusion, je préconise l’aménagement d’un organisme mixte, conçu et administré par des médecins, des chercheurs, et des individualités gouvernementales, naturellement subventionné par les impôts de l’ensemble de la société civile, attendu que cette dernière aurait alors la possibilité de bénéficier du cannabis et d’autres drogues, mais exclusivement par l’intermédiaire de médications et d’ordonnances thérapeutiques, elles-mêmes sévèrement examinées par les instances scientifiques au fur et à mesure de l’année. Bien entendu, je sais que la composition d’un tel groupement suppose une plus lourde et une plus nette collusion entre les pouvoirs publiques, les médecins, les savants, et les chercheurs, mais nous abordons alors une discussion d’une toute autre nature.
On ne va pas se mentir j'en consomme donc ma position n'aura aucun intérêt mais j'en ai une quand même et je vous en fait part monsieur Gniewko.
1)L'effet le plus nocif que je note est une désocialisation induite par la présence un peu partout de détenteurs d'autorité ayant le droit de me priver de l...
On ne va pas se mentir j'en consomme donc ma position n'aura aucun intérêt mais j'en ai une quand même et je vous en fait part monsieur Gniewko.
1)L'effet le plus nocif que je note est une désocialisation induite par la présence un peu partout de détenteurs d'autorité ayant le droit de me priver de liberté dès lors que je consomme ma drogue, ceci dans un endroit privé comme dans un lieu public.
2) Vous le constaterez aisément, je ne possède plus assez de facultés cognitives pour constater les ravages qu'à subi mon intellect (cependant je suis sûr que c'est terrifiant) c'est sans doute la raison pour laquelle je trouve fort étrange votre remarque, absolument pertinente je n'en doute pas, sur l'incapacité des drogués à accéder au bonheur. Je constate chaque jour qu'aucun consommateur n'a sa propre définition du bonheur comme tout un chacun, je vois chaque jour que le manque est une constante (en passant que la libre culture ne saurait résoudre..) qui empêche de s'adonner aux arts, de lire, d'aimer, d'être au contact d'autrui, etc. bref d'être heureux.
3) Votre remarque sur l'hédonisme capitaliste est géniale... Comme si vivre en jouissant est une invention des grands patrons... Souvenez vous que les premiers ouvriers se voyaient taxer de dépravés alcooliques par ceux qui voulaient se faire de l'argent sur leurs dos, un de leurs arguments fut de dire qu'au travail les prolétaires (ils ne les appelaient pas comme ça bien sur) ne boiraient plus... Un peu comme les noirs : inférieurs jusqu'à la déculottée de Munich 1936, et rapides depuis...
4) La partie scientifique de votre exposé est remarquable, sans ironie cette fois, il ne manque qu'un court paragraphe sur les effets positifs du cannabis en cas de dépression.
1)L'effet le plus nocif que je note est une désocialisation induite par la présence un peu partout de détenteurs d'autorité ayant le droit de me priver de l...