Commentaire sur le mur : #6787
Collectif de défense des terres fertiles de Sainte-Colombe-en-Bruilhois (CDTF 47) 17 juillet 2015
Clôture de l'enquête publique sur l'intérêt général
du projet Technopôle Agen-Garonne (TAG)
En tant qu'ac...Collectif de défense des terres fertiles de Sainte-Colombe-en-Bruilhois (CDTF 47) 17 juillet 2015
Clôture de l'enquête publique sur l'intérêt général
du projet Technopôle Agen-Garonne (TAG)
En tant qu'acteurs du CDTF47, nous nous réjouissons de la forte participation qui a marqué la présente enquête. Quel que soit leurs points de vue, il nous semble important que les citoyens s'impliquent dans le débat démocratique qui concerne l'avenir de leur territoire.
Comme nous l'avons toujours affirmé, nous souhaitons voire l'Agenais accueillir de nouvelle activités, de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois. Pour cela, nous pensons qu'un site d'excellence dédié à la transition énergétique, aux « cleantech » (technologies propres) et à l'économie du 21ième siècle, peut jouer un rôle décisif. Nous constatons cependant que le projet de TAG proposé par l'Agglomération d'Agen n'est pas en capacité de relever ce défi. Celui-ci cumule de sérieux handicaps : absence d'orientation technologique claire et de partenaire identifié, vocation supposée « régionale » qui n'est pas reconnue par la Région elle-même, sur-dimentionnement du projet par rapport à la réalité socio-économique du territoire, implantation inadaptée et enclavée, raccordement autoroutier coûteux, financement incertain et fluctuant…
Nous considérons donc que ce projet doit être suspendu et réadapté dans le cadre du futur plan local d'urbanisme intercommunal dont doit se doter l'agglomération d''Agen en 2016. Cela converge avec la position du Conseil départementale qui demande la création d'un « comité de pilotage » pour étudier le sujet de façon plus approfondie. Celui-ci a d'ailleurs adopté à l'unanimité, le 26 juin dernier, une motion dans laquelle les Conseillers départementaux « rappellent leur attachement inconditionnel au respect et à l'application de la légalité une fois que la concertation aura été achevée » (ndlr : inscrit en gras dans la conclusion du texte adopté
.
De nombreux citoyens et acteurs de l'Agenais, du Lot-et-Garonne ou d'autres départements français reconnaissent, eux aussi, les fragilités de ce projet et la nécessité de réorienter celui-ci. Comme beaucoup d'entre nous, ils ont donc apporté un avis défavorable au cours de cette enquête. Beaucoup d'entre eux nous ont transmis leurs contributions pour que nous les remettions au commissaire enquêteur. Nous en avons comptabilisé plus de 200, en plus des 200 signataires de la pétition qui a circulé récemment dans notre réseau.
Parmi les principaux contributeurs se trouvent des syndicats agricoles comme la Confédération Paysanne 47, la FDSEA 47 et les Jeunes Agriculteurs Nationnal. On compte aussi des organisations et fédérations diverses comme les Amis de la Terre, Bio Consomm'acteurs, Filières Paysanne, la Mirande, le SEPANLOG, la SEPANSO, Terre de liens, TGV-BA, Au fil des Séounes. Nous avons également recueilli l'avis de personnalités politiques locales mais également nationales ou européennes comme Brigitte ALLAIN (Députée de Dordogne), Isabelle ATTARD (Députée du Calvados), José BOVÉ (Député européennes du Sud-Ouest), Emmannuelle COSSE (Secrétaire nationnale d'Europe Écologie les Verts), Yves DANIEL (Député de Loire-Atlantique), Joël LABBÉ (Sénateur du Morbihan, vice-président de la commission des affaires économiques du Sénat), et Noël MAMERE (Député de Gironde). Nous avons aussi reçu les avis très argumentés de différents experts tels qu'André BARBAROUX (ancien directeurs de Fédération Nationnale des SAFER et du CNASEA et Conseiller au Ministre de l'agriculture Henri Nallet), Yvon BEC (Président de l'Union Nationnale des Centres Permanents d'Initiatives pour l'Environnement), Marie-Christine ETELIN (Avocate spécialisée en droit foncier agricole), Robert LEVESQUE (Agronome et auteur de nombreux ouvrages scientifiques), Jean-Louis RASTOIN (Professeur émérite de Montpellier SupAgro, Directeur de la Chaire Unesco « Alimentation du monde »
, Claude SEMIN (Consultants international en développement industriel et logistique), …
Pour finir, la préservation des terres agricoles mise en avant face au projet TAG s'appuie sur les éléments suivants :
La déclaration de Stéphane LE FOLL (Ministre de l'agriculture et Porte-parole du gouvernement), le 15 mai 2014, qui « confirme la priorité accordée à la protection des espaces agricoles et forestiers ».
Le lancement du programme « quatre pour mille », fin avril 2015 par Stéphane LE FOLL visant à accroître la quantité de carbone organique stockée dans les sols pour limiter le réchauffement climatique.
Les recommandations du conseil économique, social et environnemental (CESE) pour « La bonne gestion des sols agricoles » (13 mai 2015), qui remet notamment en cause « l'extension discontinue du tissu urbain et des grandes infrastructures ».
« L'année internationale des sols » lancée en 2015 par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentaion et l'agriculture (FAO)
Contact : André CROUZET (06 85 22 71 33) - Jean-Christophe ROBERT (06 17 47 88 78)