Plaidoyer pour le changement

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Oliiive a dit...
Nouveau billet, sur l'être humain.
Nous sommes 7 milliards sur Terre. Nous parlons des centaines de langues, avons des centaines de cultures, sommes dans des centaines de pays et faisons pourtant partie de la même famille.

Peu importe notre âge, notre sexe, notre religion, notre couleur de peau ou apparence, notre taille... Certains d'entre nous n'ont pas de bras et/ou de jambes... Mais nous avons tous un point en commun: Nous avons un cerveau pour réfléchir, un coeur pour aimer, et des bras pour agir.

Pourquoi, alors POURQUOI il y a tant de violence, de morts, de souffrance, de guerres et de haine dans ce monde? Qu'est ce qui fait que nous nous empoisonnons le coeur pour de l'argent, pour du pouvoir, pour de l'égoïsme, pour de la jalousie?

Notre planète est si précieuse. Pourquoi nous la détruisons? Les gens ont tous un coeur. Pourquoi nous profitons des plus pauvres pour sans cesse accumuler nos richesses?

Il est temps que nous devenions enfin un! ONE people!

Amour, tolérance, respect, compassion, entraide!

Anarchie.

"On sent la nécessité d'une révolution, immense, implacable, qui vienne, non seulement bouleverser le régime économique basé sur la froide exploitation, la spéculation et la fraude, non seulement renverser l'échelle politique basée sur la domination de quelques-uns par la ruse, l'intrigue et le mensonge, mais aussi remuer la société dans sa vie intellectuelle et morale, secouer la torpeur, refaire les moeurs, apporter au milieu des passions viles et mesquines du moment le souffle vivifiant des passions nobles, des grand élans, des généreux dévouements."

"Il est évident que dans la société actuelle, divisée en maîtres et en esclaves, la vraie liberté ne peut pas exister ; elle ne le pourra pas tant qu'il y aura exploiteurs et esclaves, gouvernants et gouvernés. Cependant, il ne s'en suit pas que jusqu'au jour où la révolution anarchiste viendra balayer les distinctions sociales, nous désirions voir la presse bâillonnée, comme elle l'est en Allemagne, le droit de réunion annulé comme en Russie, et l'inviolabilité personnelle réduite à ce qu'elle est en Turquie. Tout esclaves du capital que nous sommes, nous voulons pouvoir écrire et publier ce que bon nous semble, nous voulons pouvoir nous réunir et nous organiser comme il nous plaira -précisément pour secouer le joug du capital.
Mais il est bien temps de comprendre que ce n'est pas aux lois constitutionnelles qu'il faut demander ces droits. Ce n'est pas dans une loi -dans un morceau de papier, qui peut être déchiré à la moindre fantaisie des gouvernants- que nous irons chercher la sauvegarde de ces droits naturels. C'est seulement en nous constituant comme force, capable d'imposer notre volonté, que nous parviendrons à faire respecter nos droits.
Voulons-nous avoir la liberté de dire et d'écrire ce que bon nous semblera? Voulons-nous avoir le droit de nous réunir et de nous organiser? -Ce n'est pas à un parlement que nous allons en demander la permission ; ce n'est pas une loi que nous devons mendier au Sénat. Soyons une force organisée, capable de montrer les dents chaque fois que n'importe qui s'avise de restreindre notre droit de parole ou de réunion ; soyons forts, et nous aurons su établir assez d'entente entre les exploités pour sortir au nombre de plusieurs millions d'hommes dans la rue et prendre la défense de nos droits, personne n'osera nous disputer ces droits, ni bien d'autres encore que nous saurons revendiquer. Alors, mais seulement alors, nous aurons acquis ces droits, que nous pourrions vainement mendier pendant des dizaines d'années à la Chambre ; alors ces droits que seront garantis d'une manière bien autrement sûre que si on les inscrivait de nouveau sur des chiffons de papier.
Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent.
"

"Si réellement votre cœur bat à l'unisson avec celui de l'humanité, si, en vrai poète, vous avez une oreille pour entendre la vie, alors, en présence de cette mer de souffrances dont le flot monte autour de vous, en présence de ces peuples mourant de faim, de ces cadavres entassés dans les mines et de ces corps mutilés gisant en monticules au pied des barricades, de ces convois d'exilés qui vont s'enterrer dans les neiges de la Sibérie et sur les plages des îles tropicales, en présence de la lutte suprême qui s'engage, des cris de douleur des vaincus et des orgies des vainqueurs, de l'héroïsme aux prises avec la lâcheté, de l'enthousiasme en lutte avec la bassesse -vous ne pourrez plus rester neutre ; vous viendrez vous ranger du côté des opprimés, parce que vous savez que le beau, le sublime, la vie enfin, sont du côté de ceux qui luttent pour la lumière, pour l'humanité, pour la justice !"

(quelques pages de Paroles d'un révolté de KROPOTKINE, que je ne conseillerais jamais assez de lire.)