Même "eux" admettent leurs torts
Il est encore beaucoup trop tôt pour juger de leurs bienfaits, on peut cependant noter des changements significatifs dans les discours dominants.
Les plus marquants, pour moi, sont :
1) Le FMI qui reconnaît que l'austérité tout azimut n'apporte pas la prospérité.
2) Les managers qui admettent que faire confiance et respecter les travailleurs donne de meilleurs résultats que la surveillance systématique et la pression croissante.
Avant d'arriver à l'autogestion ou, au moins, de sortir du tout capitaliste, il reste un paquet de pas à faire, je ne vais pas dire le contraire, je ne vais pas me priver de savourer ces nouvelles pour autant! Si ces prises de conscience sont suivies d'effet, le quotidien de dizaines de millions de personnes va s'embellir. Tant pis si c'est pour des raisons économiques que les petits chefs sont chassés des bureaux tant que les dépressions se font plus rares ; tant pis si on laisse filer le déficit pour que la croissance revienne si cela permet de maintenir des droits aussi élémentaires que l'accès aux soins ou à l'éducation. Tant pis si ce n'est ni libertaire, ni révolutionnaire, cela permet d'espérer à nouveau à grande échelle, ça fera mon bonheur pendant un temps.
Et puis il s'agit peut être des premiers signes d'ouverture aux théories économiques hétérodoxes. On vient peut être même d'assister au début d'une conversion, certainement pas au marxisme mais ce n'est peut être pas un mal... La majorité des économistes avoue sans vergogne qu'elle n'a pas la possibilité de donner de grandes lois permettant de gérer l'Humanité, elle étudie, donne des tendances, comme l'Histoire, elle rapporte échecs et réussites en les commentant pour nous aider à ne pas reproduire les erreurs, ou à nous inspirer des bonnes idées. Si le capitalisme cesse de croire en la vérité révélée pour adopter une croyance plus scientifique, il est plus que probable qu'il cesse également sa fuite en avant, l'économisation de l'existence dénoncée par André Gorz. Le monde non-marchand retrouverait-il alors sa valeur? Le temps libre redeviendrait-il une merveille? Je n'en sais fichtre rien, je ne fais que l'espérer.
Les plus marquants, pour moi, sont :
1) Le FMI qui reconnaît que l'austérité tout azimut n'apporte pas la prospérité.
2) Les managers qui admettent que faire confiance et respecter les travailleurs donne de meilleurs résultats que la surveillance systématique et la pression croissante.
Avant d'arriver à l'autogestion ou, au moins, de sortir du tout capitaliste, il reste un paquet de pas à faire, je ne vais pas dire le contraire, je ne vais pas me priver de savourer ces nouvelles pour autant! Si ces prises de conscience sont suivies d'effet, le quotidien de dizaines de millions de personnes va s'embellir. Tant pis si c'est pour des raisons économiques que les petits chefs sont chassés des bureaux tant que les dépressions se font plus rares ; tant pis si on laisse filer le déficit pour que la croissance revienne si cela permet de maintenir des droits aussi élémentaires que l'accès aux soins ou à l'éducation. Tant pis si ce n'est ni libertaire, ni révolutionnaire, cela permet d'espérer à nouveau à grande échelle, ça fera mon bonheur pendant un temps.
Et puis il s'agit peut être des premiers signes d'ouverture aux théories économiques hétérodoxes. On vient peut être même d'assister au début d'une conversion, certainement pas au marxisme mais ce n'est peut être pas un mal... La majorité des économistes avoue sans vergogne qu'elle n'a pas la possibilité de donner de grandes lois permettant de gérer l'Humanité, elle étudie, donne des tendances, comme l'Histoire, elle rapporte échecs et réussites en les commentant pour nous aider à ne pas reproduire les erreurs, ou à nous inspirer des bonnes idées. Si le capitalisme cesse de croire en la vérité révélée pour adopter une croyance plus scientifique, il est plus que probable qu'il cesse également sa fuite en avant, l'économisation de l'existence dénoncée par André Gorz. Le monde non-marchand retrouverait-il alors sa valeur? Le temps libre redeviendrait-il une merveille? Je n'en sais fichtre rien, je ne fais que l'espérer.

