estiennette a partagé une photo
Mercredi 21 octobre 1885 : Une nouvelle carte de Jean :
« Ma chère Estiennette,
Je te remercie pour l’envoie des 3 Francs. Ne t’inquiète pas, l’argent a bien servi mais si tu pouvais m’envoyer 5 fr...Mercredi 21 octobre 1885 : Une nouvelle carte de Jean :
« Ma chère Estiennette,
Je te remercie pour l’envoie des 3 Francs. Ne t’inquiète pas, l’argent a bien servi mais si tu pouvais m’envoyer 5 francs le mois prochain, cela permettrait d’acheter plus de produits à l’épicerie et des médicaments pour les enfants et tes parents. Les récoltes sont meilleurs que l’an dernier. J’ai revu Françoise Gaumont qui m’a demandé de tes nouvelles et le Joseph qui est bien fatigué. Hier, j’ai bien ri car il ne savait plus s’il avait 99, 89 ou 79 ans …Je lui ai dit que ce n’était pas grave car cela finit toujours par un ..9...Rappelle-toi, il y a quelque mois, il pensais être né le 15 aout 1769.
Tes enfants et tes parents vont bien et j’espère que tu ne t’ennuie pas»
estiennette a partagé une photo
Lundi 19 octobre 1885 : Achille qui s’intéresse à la chose publique m’a dit que « Ces élections législatives voient une poussée des conservateurs et un renforcement de l'extrême gauche (radicaux et un...Lundi 19 octobre 1885 : Achille qui s’intéresse à la chose publique m’a dit que « Ces élections législatives voient une poussée des conservateurs et un renforcement de l'extrême gauche (radicaux et une dizaine de socialistes). La gauche républicaine parvient toutefois à sauver sa majorité. » Il m’a même dit que la Cochinchine, Guyane française, l’Inde française et le Sénégal avaient des députés.
Le Figaro rapporte: «C'est M Datief, maire du Vieme arrondissement qui préside le bureau. Un incident a été signalé à une section de la rue Saint-Jacques. Un électeur retardataire arrivé à 18h 15 s'est pris de querelle avec le président, l'accusant d'avoir clos le scrutin avant l'heure. Les résultats : Conservateurs 6400, Radicaux 13000, Indépendant 240 Douteux et nuls 3900 »
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53023115w
estiennette a partagé une photo
Vendredi 16 octobre 1885 : Marie Sophie doit commencer ses premières dents. Comme mon fils Jean, elle a débuté avec les incisives. Maintenant ce sont les canines qui arrivent. Je lui fait sucer une ca...Vendredi 16 octobre 1885 : Marie Sophie doit commencer ses premières dents. Comme mon fils Jean, elle a débuté avec les incisives. Maintenant ce sont les canines qui arrivent. Je lui fait sucer une carotte ou un bout de noisetier. Mais c’est bien difficile de trouver du noisetier ici. Elle pleure quelques fois la nuit. Madame m’a donné 3 Francs pour la première dent….
estiennette a partagé une photo
Lundi 12 octobre 1885 : Louise la nourrice de Dun-les-Places que je rencontre souvent au Jardin des Plantes m’a prêté l’Echos du Morvan du 2 octobre. Une information m'a bien fait sourire :
« Une v...Lundi 12 octobre 1885 : Louise la nourrice de Dun-les-Places que je rencontre souvent au Jardin des Plantes m’a prêté l’Echos du Morvan du 2 octobre. Une information m'a bien fait sourire :
« Une vache blanche, grasse et une taure ont disparu le jour de la foire de Château-Chinon. Cette vache a une corde autour des cornes. Pour les renseignements, écrire à M Jean Dudragne à Pétition, commune de Villapouçon. Récompense »
Je n’ai rien dit à Madame qui trouve ce journal trop radical.
estiennette a partagé une photo
Vendredi 9 octobre 1885 : Lorsque je suis au parc avec Marie-Sophie, je vois souvent les voitures à cheval du Bon Marché : C’est le service de livraison du magasin. Les clientes peuvent commander avec...Vendredi 9 octobre 1885 : Lorsque je suis au parc avec Marie-Sophie, je vois souvent les voitures à cheval du Bon Marché : C’est le service de livraison du magasin. Les clientes peuvent commander avec un catalogue et quelques jours après, les produits sont livrés en voiture. Il y a même une possibilité de retourner les produits s’ils ne conviennent pas. Le patron Aristide Boucicaut a même eu l’idée des périodes de soldes comme « le mois du Blanc» en janvier. « Alors qu'il neige et que les rayons sont relativement vides après les fêtes de fin d'année, Boucicaut fait remplir ses rayons en soldant ses stocks de linge blanc. Les voitures de livraison partent deux fois par jour : Le nombre de colis, tant sur Paris qu'en Banlieue varie entre 23 000 et 25 000 et dépasse 35 000 au moment de l'Exposition de Blanc » m’a dit Camille.
estiennette a partagé une photo
Mardi 6 octobre 1885 : Jean devrait recevoir mon courrier dans quelques jours :
«Mon cher Jean, je m’empresse de t écrire ces quelques mots de Paris. Je pense bien souvent à vous trois et mes paren...Mardi 6 octobre 1885 : Jean devrait recevoir mon courrier dans quelques jours :
«Mon cher Jean, je m’empresse de t écrire ces quelques mots de Paris. Je pense bien souvent à vous trois et mes parents. J’espère que Jean et Jeanne vont bien car ici beaucoup d’enfants ont la coqueluche. La petite Marie-Sophie dont je m’occupe est bien agréable mais c’est à vous tous que je pense très souvent. Quelques fois, je rencontre des nourrices du pays. Je mange bien et Madame est contente de mes services. Tu pourras montrer le Panthéon à notre maire : là où repose Victor Hugo.
La prochaine fois, je pourrai peut être vous envoyer une photographie. Dis bien aux enfants que leur maman les aime.
Je t’envoie aussi un mandat pour retirer 3 Francs.
Je finis ma lettre en vous embrassant tous de tout mon cœur.»
estiennette a partagé une photo
Jeudi 1 octobre 1885 : Hier, Madame est revenue avec une nouvelle valise d’une boutique rue Neuve-des-Capucines à Paris à proximité de la place Vendôme. La première boutique de Louis Vuiton. Achille q...Jeudi 1 octobre 1885 : Hier, Madame est revenue avec une nouvelle valise d’une boutique rue Neuve-des-Capucines à Paris à proximité de la place Vendôme. La première boutique de Louis Vuiton. Achille qui connait toutes les histoires de Paris m’a raconté :
«L’homme est née dans le Jura en 1821. On dit qu’il est venu à pied à Paris à l’âge de 14 ans. Il travaillait comme apprenti. Comme il est très habile de ses mains, les clients les plus fortunés affluent du tout-Paris puis de l’étranger notamment l’impératrice Eugénie, pour laquelle il confectionne un nécessaire de voyage.
Il crée ensuite la malle plate, plus pratique. Rapidement, l’idée est un succès. Depuis 1870, son fils Georges développe la marque à Londres et New-York »
estiennette a partagé une photo
Dimanche 27 septembre 1885 : Achille m’a dit « Clémenceau était dans ta région ! A Dijon ! » Et me montre l’article du Petit Parisien.
« Le 20 septembre dernier, M. Clemenceau a fait une nouvelle...Dimanche 27 septembre 1885 : Achille m’a dit « Clémenceau était dans ta région ! A Dijon ! » Et me montre l’article du Petit Parisien.
« Le 20 septembre dernier, M. Clemenceau a fait une nouvelle conférence dans la salle du Casino. L’assistance était des plus nombreuses. M Clémenceau a développé le programme républicain radical et a été chaleureusement applaudi. A la sortie, la foule lui a fait une ovation des plus enthousiaste.
Clémenceau a discouru sur :
- Des moyens propres à remédier les souffrances de l'agriculture
- De l'influence des traités de commerces sur notre agriculture et notre industrie agricole
- des droits d'entrées sur les bestiaux et les céréales et des tarifs des chemins de fer .»
Et Achille de poursuivre : « Depuis quelques temps, Clémenceau s’oppose à la politique colonialiste de Jules Ferry. Le 30 mars dernier, le réquisitoire de Clemenceau contre l'expédition du Tonkin a provoqué la démission du cabinet Ferry. »
estiennette a partagé une photo
Vendredi 25 septembre 1885 : Amélie la cuisinière a préparé un velouté de topinambours dont voici la recette :
Pour 4 à 6 personnes
300 g de topinambours lavés, brossés et coupés en dés, une écha...Vendredi 25 septembre 1885 : Amélie la cuisinière a préparé un velouté de topinambours dont voici la recette :
Pour 4 à 6 personnes
300 g de topinambours lavés, brossés et coupés en dés, une échalote, 75 ml de beurre, 250 ml de crème (1 tasse), thym, sel, poivre et ciboulette au goût
Hacher l’échalote aussi finement que possible.
Dans une casserole à feu moyen, faire cuire les topinambours et l’échalote dans le beurre pendant 5 minutes environ.
Couvrir et faire mijoter à feu doux pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que les topinambours soient cuits.
Ajouter la crème, le thym et le sel.
Pilonner jusqu’à une consistance lisse. Poivrer et saler au goût. Servir.
Cela me rappelle un peu ceux que nous mangions dans le Morvan mais je ne sais pas si Jean à arracher les siens !
page=9&profile_user_id=24501&year=&month=
Plus