Bienvenu(es),
Dans un premier temps, je voudrais attirer votre attention sur deux choses.
Premièrement, j´entend, par propriété intellectuelle, l´idée utopique qu´un créateur pourrait avoir un contrôle total sur son oeuvre, qu´Einstein aurait pu empêcher l´utilisation de ses travaux pour la création de la bombe atomique ou que Niesztche aurait pu dire à Hitler qu´il déconnait. Moins dramatique dans les conséquences mais pas dans la forme, Jim Morrison ne pouvant empêcher l´utilisation d´une des musiques de son groupe pour une publicité ou de sa propre vie pour la réalisation d´un biopic, sont des exemples qui révèlent le fossé qui sépare la theorie de la pratique.
Deuxièmement, les droits d´un auteur sur son oeuvre se résument en trois choses, la propriété intellectuelle, le droit à la reconnaissance et la liberté d´expression. Inutile de revenir sur la première, si ce n´est pour faire remarquer la futilité des actes d´un auteur pour empêcher le "vol intellectuel" aux vues de ses moyens physiques, intellectuels et temporels.
Le droit à la reconnaissance, ou droit à la misère, pour les intimes, signifie qu´un artiste doit se trouver un mecène s´il veut vivre décemment, tout en faisant la manche pour arrondir les fins de mois. Les temps ont changé et les mécènes sont des majors ou des sites internet, plus de place pour le contact entre l´artiste et son public à l`ère du numérique.
La liberté d´expression, bien que relativement utopique elle aussi, arrive à se frayer un chemin à travers le temps. Cela n´empêche pas des aberrations telles que Maître Gimbs ou Alain lɐɹos de recouvrir la quasi·totalité du champ mediatique, mais il y a là un autre fossé, celui entre la liberté et les moyens.
Ce qui nous ramène tristement à l´argent et à une question : Que vaut le travail d´un artiste ?
Dans un second temps, il me semble évident que le travail de l´artiste est inquantifiable, inqualifiable, c´est à peine si on peut le mettre dans une case ou lui donner un salaire. Ainsi on peut voir des intermitents descendre dans la rue pour crier famine et des superstars s´en aller de la France pour garder leurs gros tas de pognon.
Donc, vivre dans la misère et attendre que la renomée nous hisse aux rangs des odieux connards ?
Ou demander à son public de payer pour voir une oeuvre ?
Et voilà comment on porte atteinte à la culture pour tous.
Et toi, tu penses quoi de la gratuité ?
Dans un premier temps, je voudrais attirer votre attention sur deux choses.
Premièrement, j´entend, par propriété intellectuelle, l´idée utopique qu´un créateur pourrait avoir un contrôle total sur son oeuvre, qu´Einstein aurait pu empêcher l´utilisation de ses travaux pour la création de la bombe atomique ou que Niesztche aurait pu dire à Hitler qu´il déconnait. Moins dramatique dans les conséquences mais pas dans la forme, Jim Morrison ne pouvant empêcher l´utilisation d´une des musiques de son groupe pour une publicité ou de sa propre vie pour la réalisation d´un biopic, sont des exemples qui révèlent le fossé qui sépare la theorie de la pratique.
Deuxièmement, les droits d´un auteur sur son oeuvre se résument en trois choses, la propriété intellectuelle, le droit à la reconnaissance et la liberté d´expression. Inutile de revenir sur la première, si ce n´est pour faire remarquer la futilité des actes d´un auteur pour empêcher le "vol intellectuel" aux vues de ses moyens physiques, intellectuels et temporels.
Le droit à la reconnaissance, ou droit à la misère, pour les intimes, signifie qu´un artiste doit se trouver un mecène s´il veut vivre décemment, tout en faisant la manche pour arrondir les fins de mois. Les temps ont changé et les mécènes sont des majors ou des sites internet, plus de place pour le contact entre l´artiste et son public à l`ère du numérique.
La liberté d´expression, bien que relativement utopique elle aussi, arrive à se frayer un chemin à travers le temps. Cela n´empêche pas des aberrations telles que Maître Gimbs ou Alain lɐɹos de recouvrir la quasi·totalité du champ mediatique, mais il y a là un autre fossé, celui entre la liberté et les moyens.
Ce qui nous ramène tristement à l´argent et à une question : Que vaut le travail d´un artiste ?
Dans un second temps, il me semble évident que le travail de l´artiste est inquantifiable, inqualifiable, c´est à peine si on peut le mettre dans une case ou lui donner un salaire. Ainsi on peut voir des intermitents descendre dans la rue pour crier famine et des superstars s´en aller de la France pour garder leurs gros tas de pognon.
Donc, vivre dans la misère et attendre que la renomée nous hisse aux rangs des odieux connards ?
Ou demander à son public de payer pour voir une oeuvre ?
Et voilà comment on porte atteinte à la culture pour tous.
Et toi, tu penses quoi de la gratuité ?
"Quoique leurs forces ne soient pas égales, les hommes sont égaux en droits."
·Schopenhauer
·Schopenhauer
- 21 Juillet 2014 9:38
- |

2Personnes qui aiment ça
rien ne me plait plus, comme artiste de rue, que d'être payée par l'organisateur, mairie, d'un festival gratuit pour le public. le "gratuit" ne l'est pas puisque c'est une redistribution des impôts du public mais les gens ne sont pas dans une démarche de consommation. et le kif total c'est de chopper du public qui n'est pas là pour nous au départ...
rien ne sert de courir, non rien ne sert de courir. d'ailleurs, restez couchés !
Et un artiste qui propose l´intégralité de son oeuvre gratuitement, sur internet, peut·il perdre de la crédibilité auprès de son public ?
En effet le sujet est vaste, si je le lance ainsi c´est pour trouver une solution durable pour vivre de son art sans forcer les gens à le consommer comme n´importe quel autre produit.
Le travail d´un artiste ne s´arrête jamais, il ne bosse pas plus avant un concert que pendant qu´il fait la queue à la CAF. Un spectacle mérite l´aumône, un dedommagement, mais pas un salaire, en tout cas pas plus qu´un morceau qui aurait pris trois mois à être réalisé.
Concrétement je ne connais que www.tipeee.com qui répond à cette question, permettant à un punlic déjà fidélisé de donner de l´argent surtout à des youtubers.
Bien que l´idée d´une mutuelle d´artistes soit alléchante elle semble irréalisable et vouée à l´échec technique, comme la Sacem.
Partagez vos idées pour sauver la gratuité et les artistes.
Ou partagez votre point de vue sur le soutien qu´un auteur est en droit de recevoir.
En effet le sujet est vaste, si je le lance ainsi c´est pour trouver une solution durable pour vivre de son art sans forcer les gens à le consommer comme n´importe quel autre produit.
Le travail d´un artiste ne s´arrête jamais, il ne bosse pas plus avant un concert que pendant qu´il fait la queue à la CAF. Un spectacle mérite l´aumône, un dedommagement, mais pas un salaire, en tout cas pas plus qu´un morceau qui aurait pris trois mois à être réalisé.
Concrétement je ne connais que www.tipeee.com qui répond à cette question, permettant à un punlic déjà fidélisé de donner de l´argent surtout à des youtubers.
Bien que l´idée d´une mutuelle d´artistes soit alléchante elle semble irréalisable et vouée à l´échec technique, comme la Sacem.
Partagez vos idées pour sauver la gratuité et les artistes.
Ou partagez votre point de vue sur le soutien qu´un auteur est en droit de recevoir.
"Quoique leurs forces ne soient pas égales, les hommes sont égaux en droits."
·Schopenhauer
·Schopenhauer


