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		<title>Derniers messages dans: BLOG : Témoignages</title>
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		<description><![CDATA[Dernier forum post&#233; le: TCB test]]></description>
		<item>
			<title>BLOG : Témoignages</title>
			<link>https://clone.thechangebook.org/group/forum/blog-t-233moignages/id_1079/post_26510/</link>
			<description><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://npic.imagup.com/2/1178742401.jpg" alt="" class="parsed_image" /></div><br /><br /><div style="text-align:center;"><img src="https://www.thechangebook.org/file/attachment/9c6e048ab34abc4ef7351d4786cbf1b1_view.jpg" alt="" class="parsed_image" /></div><br /><br />15 mars 2013, coin Ste-Catherine/St-Denis.<br /><br />Sc&#232;ne capt&#233;e lors du deuxi&#232;me encerclement de masse durant la (non)manifestation contre la brutalit&#233; polici&#232;re. Ce policier pointe une arme &#224; feu pouvant projeter des balles de plastique. Ces armes sont con&#231;ues pour &#234;tre utilis&#233;es &#224; moyenne-longue port&#233;e dans un contexte o&#249; la foule pose un potentiel danger et les tireurs doivent viser les jambes ou le bas du corps. Ici, le policier pointe &#224; bout portant son arme en visant &#224; la hauteur de la t&#234;te. Les gens point&#233;s sont pacifiques et D&#201;J&#192; encercl&#233;s par 2 lignes anti-&#233;meute. Une telle utilisation de cette arme peut &#234;tre potentiellement l&#233;tale. Un autre bel exemple du professionnalisme du SPVM.]]></description>
			<guid>https://clone.thechangebook.org/group/forum/blog-t-233moignages/id_1079/post_26510/</guid>
			<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 21:26:37 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Makh</dc:creator>
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			<title>BLOG : Témoignages</title>
			<link>https://clone.thechangebook.org/group/forum/blog-t-233moignages/id_1079/post_26508/</link>
			<description><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://npic.imagup.com/1/1178741243.jpg" alt="" class="parsed_image" /></div><br /><br />"&#192; un moment donn&#233;, les policiers ont fait circuler un groupe vers le nord sur la rue Sanguinet. Un agent du groupe d&#039;intervention qui s&#039;affairait &#224; cette t&#226;che a fait un saut en voyant une jeune femme qui marchait derri&#232;re lui. Dans une sc&#232;ne intense qui a dur&#233; quelques secondes, il a d&#233;gain&#233; un pistolet servant &#224; lancer une forte concentration de gaz CS contenue dans une cartouche et l&#039;a point&#233; vers la femme, &#224; une distance d&#039;environ 45 cm.<br /><br />&#171;<i>J&#039;ai dit de circuler !</i>&#187;, a-t-il hurl&#233;.<br /><br />La jeune femme a &#233;t&#233; &#233;branl&#233;e par la sc&#232;ne. Le pistolet ressemble &#224; une arme &#224; feu. Et c&#039;est ce qu&#039;elle a cru.<br /><br />&#171;<i>Je n&#039;en reviens pas, c&#039;est compl&#232;tement disproportionn&#233;</i>&#187;, a-t-elle lanc&#233;, les nerfs &#224; vif."]]></description>
			<guid>https://clone.thechangebook.org/group/forum/blog-t-233moignages/id_1079/post_26508/</guid>
			<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 21:26:37 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Makh</dc:creator>
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			<title>BLOG : Témoignages</title>
			<link>https://clone.thechangebook.org/group/forum/blog-t-233moignages/id_1079/post_26505/</link>
			<description><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://npic.imagup.com/2/1178738794.jpg" alt="" class="parsed_image" /></div><br /><br /><b>Date de l&#039;&#233;v&#233;nement: <br />15 March 2013</b><br /><br />&#201;crit avec mes mains froides, engourdies, douloureuses et presque plus de sensation dans les pouces, 3 jours apr&#232;s le traitement que le SPVM m&#8217;a r&#233;serv&#233;, dont la coupure de la circulation du sang dans mes mains pendant plus de 2 heures malgr&#233; mes demandes r&#233;p&#233;t&#233;es de changer mon "tie wrap" &#224; plus de 30 policiers. Le matricule 5858 a fait une prise avec mes mains, me faisant hurler de douleur &#224; plusieurs reprises alors que Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, &#233;tait &#224; une dizaine de m&#232;tre de l&#224;. Il entendait. Il voyait. Il n&#039;est pas intervenu.<br /><br />&#201;crit &#224; l&#039;aide de notes prises quelques heures apr&#232;s ma remise en libert&#233; et certains vid&#233;os de mon arrestation.<br /><br />Merci de lire et de partager, &#224; tous mes camarades du fourgon, &#224; tous ceux qui prennent la rue, &#224; tous ceux qui rapportent ces &#233;v&#233;nements et &#224; tous ceux qui me supportent.<br /><br />-------------------<br /><br />En repensant &#224; la manifestation contre la brutalit&#233; polici&#232;re de 2012, je me souviens d&#8217;un journaliste qui &#233;tait &#233;quip&#233; comme un reporter de guerre : veste par balle, casque en m&#233;tal, etc. Effectivement, il n&#8217;avait pas tort d&#8217;&#234;tre ainsi, car lorsque la police a d&#233;cid&#233; de charger les manifestants et d&#8217;utiliser leurs grenades, on se sentait vraiment au milieu d&#8217;une guerre. Non, pas une guerre. Une attaque, ill&#233;gitime. Quand d&#8217;un c&#244;t&#233; tu as des policiers habill&#233;s comme s&#8217;il partait pour la guerre en Irak et que de l&#8217;autre c&#244;t&#233; tu as des citoyens non-arm&#233;s, c&#8217;est une attaque, injustifi&#233;e, cruelle, aucunement valable, excessive, bref, la liste des adjectifs peut &#234;tre longue.<br /><br />Je donc d&#233;cidai de me prot&#233;ger pour couvrir la manifestation : plastron et &#233;paulettes, jambi&#232;res et &#171;jackstrap&#187; tout droit sorti de mon &#233;quipement de hockey. &#192; cela j&#8217;ajoute les lunettes de ski (dois-je vous rappeler qu&#8217;un &#233;tudiant a perdu un &#339;il le 07 mars 2012, et j&#8217;&#233;tais pr&#233;sent; une de mes photographies a &#233;t&#233; publi&#233;e en page 03 du Journal M&#233;tro &#233;dition du 08 mars 2012), masque &#224; poussi&#232;re tremp&#233; dans du jus de citron &#224; l&#8217;int&#233;rieur d&#8217;un sac herm&#233;tique dans une poche de mon manteau, au cas o&#249; je fais face &#224; des gaz. Je veux &#234;tre prot&#233;g&#233; pour &#234;tre le plus pr&#232;s du &#171;feu de l&#8217;action&#187; et rapporter la brutalit&#233; polici&#232;re. C&#8217;est &#233;galement pratique quand la police d&#233;cide de te matraquer pour aucune raison valable apr&#232;s la manifestation lorsque tu es sur le chemin de retour vers ton chez-soi&#8230;&#231;a m&#8217;est arriv&#233; le 15 mars 2012. Mais j&#8217;ai eu plus de chance que ceux qui marchaient &#224; mes c&#244;t&#233;s. Eux, ils ont aussi go&#251;t&#233; au poivre. 15 policiers, nous &#233;tions 5. Moi je p&#232;se 140 lbs <i>[ndlr 63kg]</i>, un policier avec son &#233;quipement lui fait combien d&#8217;apr&#232;s vous?<br /><br />Alors cette ann&#233;e, j&#8217;&#233;tais mieux &#233;quip&#233;. Mieux &#233;quip&#233; pour manger les coups (le 07 mars 2012, j&#8217;ai re&#231;u des coups de bouclier et des menaces de &#171;<i>p&#233;ter ma cam&#233;ra</i>&#187<img src="https://www.thechangebook.org/file/pic/emoticon/default/wink.png" alt="Wink" title="Wink" title="v_middle" /> et mieux &#233;quip&#233; pour filmer les crimes des agents du SPVM. Aussi, une banane, une orange et une bouteille d&#8217;eau pour un peu d&#8217;&#233;nergie plus tard en soir&#233;e. Sans oublier un linge &#224; vaisselle pour essuyer les lentilles et boitiers des cam&#233;ras.<br /><br />Malheureusement, arriv&#233; sur place entre 17h00 et 17h05, je me fais interpeller par une dizaine de policiers alors que je passe devant eux. On m&#8217;accuse alors de porter des lunettes de ski. J&#8217;explique que je suis pr&#233;sent en tant que m&#233;dia et le fait que j&#8217;ai une cam&#233;ra 1 pied au-dessus de ma t&#234;te ainsi qu&#8217;une autre dans mes mains me semble plut&#244;t &#233;vident. Mais c&#8217;est inutile, ils ridiculisent le fait que je sois un m&#233;dia citoyen et me mettent les mains derri&#232;re le dos et les attachent avec un &#233;norme "tie wrap". Je continue de leur expliquer que je suis un m&#233;dia citoyen et qu&#8217;il n&#8217;y a pas lieu de m&#8217;arr&#234;ter mais ils resserrent alors mon "tie wrap", encore plus lorsqu&#8217;ils d&#233;couvrent que j&#8217;ai de la protection en dessous de mon manteau, rendant ma situation tr&#232;s douloureuse.<br /><br />Je d&#233;cide alors de m&#8217;exprimer &#224; haute voix en r&#233;p&#233;tant sans arr&#234;t : &#171;<i>Le "tie wrap" est douloureux. Je demande &#224; ce qu&#8217;il soit remplac&#233;. Je n&#8217;ai commis aucun crime. Je ne suis pas dangereux. Je suis venu en tant que m&#233;dia.</i>&#187;. L&#8217;attention des gens se tournent alors vers moi. Je sais qu&#8217;au moins une cam&#233;ra d&#8217;un m&#233;dia de masse (Radio-Canada) m&#8217;a film&#233;, ainsi qu&#8217;un m&#233;dia d&#8217;un r&#233;seau anglophone, mais je ne me rappelle plus lequel. Des citoyens ont aussi film&#233;. Je suis situ&#233; alors au coin des rues Ontario et Clark. Lorsqu&#8217;ils ont constat&#233; que j&#8217;attirais l&#8217;attention, ils m&#8217;ont transport&#233; &#224; un fourgon situ&#233; une rue plus bas. Ma cam&#233;ra GoPro est alors toujours sur mon casque et filme au moins depuis le d&#233;but de mon arrestation.<br /><br />Arriv&#233; derri&#232;re le fourgon, je demande &#224; nouveau &#224; plusieurs reprises &#224; ce qu&#8217;on me desserre le "tie wrap" &#224; plusieurs reprises &#224; tr&#232;s haute voix car c&#8217;est tr&#232;s douloureux et je mentionne &#233;galement que je n&#8217;ai pas commis de crime et que je suis venu en tant que m&#233;dia. C&#8217;est alors que le matricule 5858 resserre le "tie wrap" &#224; nouveau et applique une prise difficile &#224; d&#233;crire avec mes pouces mais qui est atrocement douloureuse. Je me mets &#224; hurler de douleur. Les policiers se regroupent autour de moi pour bloquer le plus possible la vue de l&#8217;ext&#233;rieur. Le cam&#233;raman qui filme la sc&#232;ne est alors d&#233;rang&#233; afin que la vue et le son lui soit bloqu&#233;e. Heureusement, mes cris sont perceptibles. De plus, Marc St-Cyr, chef de la police du PDQ 20, est alors &#224; une dizaine de m&#232;tres de moi et regarde dans ma direction alors que je hurle de douleur. Il n&#8217;intervient pas et s&#8217;en va plus loin.<br /><br />On m&#8217;enl&#232;ve mon casque, on me fouille et j&#8217;explique que je suis l&#224; en tant que m&#233;dia. Un homme arrive alors &#224; mes c&#244;t&#233;s et me demande pour quel m&#233;dia je travaille. Je lui dis que je suis un m&#233;dia citoyen. Il me demande alors pour lequel. Je lui mentionne que je le fais en mon propre nom. Il s&#8217;exclame alors : &#171;<i>Pffffffffffffff&#8230;.</i>&#187; et repart aussit&#244;t.<br /><br />Les policiers en me fouillant d&#233;couvrent mon plastron, jambi&#232;re et &#171;jackstrap&#187;. Il baisse alors mes pantalons &#224; mes genoux et me laissent ainsi. Je regarde &#224; mes pieds et je remarque soudainement qu&#8217;un policier, de son &#233;norme botte noire, est sur le point de m&#8217;&#233;craser le pied gauche. Je d&#233;place mon pied, il essaie de nouveau de m&#8217;&#233;craser le pied, je le regarde dans les yeux et l&#8217;avertit qu&#8217;il n&#8217;a pas le droit de faire &#231;a. Il s&#8217;&#233;loigne. Un autre policier s&#8217;approche et me dit d&#8217;un ton mena&#231;ant : &#171;<i>C&#8217;est avec moi que tu vas passer la soir&#233;e. On va avoir du fun.</i>&#187;<br /><br />On m&#8217;envoie ensuite dans le fourgon. Soudainement arrive une jeune femme saignant beaucoup pr&#232;s de l&#8217;&#339;il ainsi qu&#8217;&#224; l&#8217;un de ses genoux. J&#8217;entends dire qu&#8217;elle aurait &#233;t&#233; projet&#233;e par terre par les policiers.<br /><br />Nous continuons d&#8217;attendre parce que les policiers veulent remplir le fourgon avant de partir et mes mains me font atrocement mal. Je demande &#224; plusieurs reprises, et ce &#224; plusieurs policiers, le tout en montrant mes mains, de remplacer mon "tie wrap" parce que je n&#8217;ai plus de circulation dans les mains depuis un bon moment. Ils ont tous tourn&#233; au ridicule et/ou minimiser ma situation et certains ont m&#234;me d&#233;montr&#233; du plaisir &#224; me voir souffrir.<br /><br />Apr&#232;s un certain temps, le fourgon est rempli, nous sommes approximativement une dizaine. Destination, aucune id&#233;e &#224; ce moment (finalement nous avons &#233;t&#233; transport&#233; dans un b&#226;timent pr&#232;s du coin de l&#8217;Avenue Christophe Colomb et du Boulevard M&#233;tropolitain). Durant le transport, ils mettent la radio. On entend Paul Arcand en entrevue avec une personne dont je ne me souviens plus le nom. Le deux policiers &#224; l&#8217;avant se f&#233;licitent du nombre de manifestants arr&#234;t&#233;s mentionn&#233; &#224; la radio et parlent &#224; quel point ils sont satisfaits des arguments donn&#233;s pour camoufler la r&#233;alit&#233;.<br /><br />Arriv&#233;s &#224; destination, nous attendons encore longtemps. Je mentionne &#224; nouveau &#224; plusieurs reprises, en montrant mes mains aux policiers et en leur mentionnant que je n&#8217;ai plus de circulation dans les mains, que c&#8217;est tr&#232;s douloureux et que je demande &#224; ce qu&#8217;il soit remplac&#233;. De plus, je leur mentionne qu&#8217;ils seront tenus responsables des cons&#233;quences en cas de refus. La plupart accepte la responsabilit&#233; tout en refusant d&#8217;op&#233;rer. Il y en a au moins un qui s&#8217;amuse de ma situation.<br /><br />Je ne me souviens plus &#224; quel moment, mais ils finissent par sortir la jeune femme qu&#8217;ils ont bless&#233; pour l&#8217;amener &#224; l&#8217;h&#244;pital.<br /><br />Lorsque nous sommes plus que 5 dans le fourgon, ils d&#233;cident de tous nous en faire sortir et nous demande de nous agenouiller le long d&#8217;un mur. Peu de temps apr&#232;s, 3 hommes viennent pour m&#8217;enlever mon tie-wrap avec une paire de pince. Lorsque je pr&#233;sente mes mains &#224; ces hommes, ils s&#8217;exclament : &#171;<i>Holy shit! Comment veux-tu qu&#8217;on enl&#232;ve &#231;a!?!</i>&#187;. Ils coupent alors la section qui relie mes deux mains. Je peux alors voir mes mains. La peau de mes poignets est toute pli&#233;e, la couleur est affreuse. Il n&#8217;y a aucune place entre le plastique et ma peau, et le tie-wrap compresse fortement mes poignets. Ils doivent appuyer avec la pince sur mon poignet pour tenter d&#8217;avoir un peu d&#8217;espace pour couper. La douleur est atroce. Je hurle. On me lib&#232;re enfin la main droite. Qu&#8217;elle d&#233;livrance mais quel supplice en m&#234;me temps! Je suis pli&#233;. Je tends l&#8217;autre main, on me la lib&#232;re. J&#8217;estime &#224; 2h30 la dur&#233;e du manque de circulation sanguine dans mes mains.<br /><br />Un peu plus loin, dans le garage, on me demande d&#8217;identifier quel sac contient mes objets personnels. Je l&#8217;identifie. On me demande si tout est l&#224;. Je ne peux ni confirmer ni infirmer car je ne peux pas tout voir (mes cartes m&#233;moires sont-elles encore dans mes appareils, etc.) et on ne me donne pas l&#8217;autorisation de toucher quoi que ce soit. On me prend ensuite en photographie. Face. Droite. Derri&#232;re.<br /><br />On m&#8217;am&#232;ne ensuite &#224; un comptoir o&#249; on me fouille &#224; nouveau et je perds mes camarades de vue; ils &#233;taient encore &#224; genoux dos au mur. Une femme me pose des questions sur mon identit&#233;. Je donne mon nom et coordonn&#233;es. Lorsqu&#8217;ils s&#8217;aper&#231;oivent de l&#8217;&#233;quipement de protection que je porte, ils font plusieurs allusions au pourquoi de ma pr&#233;sence &#224; la manifestation. Je mentionne que j&#8217;&#233;tais l&#224; en tant que m&#233;dia citoyen. Ils en rient. Puis, ils font des remarques mena&#231;antes concernant le traitement qu&#8217;ils vont me r&#233;server. Des menaces physiques et &#224; connotation sexuelles. Je suis choqu&#233;, &#233;tonn&#233;, comment peuvent-ils agir ainsi?!<br /><br />Une autre femme fouille mes objets. Elles d&#233;montent mes cam&#233;ras et sortent les cartes m&#233;moires. Ils trouvent aussi mon cellulaire. Un policier demande &#224; une autre femme derri&#232;re le comptoir s&#8217;il a l&#8217;autorisation d&#8217;acc&#233;der &#224; mon cellulaire et &#224; mes cartes m&#233;moires. Elle ne r&#233;pond pas mais lui fait un sourire et un clin d&#8217;&#339;il. On me montre un petit tas d&#8217;argent (environ 15$) et me demande si c&#8217;est tout l&#8217;argent que j&#8217;ai. Je lui r&#233;ponds que je ne sais pas et au m&#234;me moment, un policier &#233;chappe au sol, de mon pantalon qu&#8217;il tient dans les mains, pour environ 10$ de petite monnaie au sol. Je mentionne alors que s&#8217;il ne perd pas tout mon argent, je risque peut-&#234;tre de le r&#233;cup&#233;rer. Commentaire non appr&#233;ci&#233;.<br /><br />Il me demande ensuite d&#8217;enlever mes souliers, il commence &#224; d&#233;faire les lacets de l&#8217;un, me tend l&#8217;autre et me dit d&#8217;enlever le lacet. Je refuse. Il me dit que si je ne le fais pas, il va couper le lacet avec une paire de ciseau. Je lui demande pourquoi. Il me r&#233;pond qu&#8217;ils n&#8217;ont pas le temps de les enlever. Je refuse &#224; nouveau et une femme derri&#232;re le comptoir prend mon soulier, me dit que si &#231;a me cause probl&#232;me, j&#8217;ai juste &#224; faire une demande de remboursement de lacet &#224; la Ville puis coupe mon lacet. C&#8217;est &#224; ce moment que je pense : &#171;<i>Putin! &#199;a leur prend 30 secondes pour couper mon lacet. &#199;a en aurait pris 1 minute pour l&#8217;enlever. Mais &#231;a a pris 2h30 pour qu&#8217;on enl&#232;ve mon tie-wrap qui coupait la circulation sanguine &#224; mes mains. O&#249; est la logique?</i>&#187;<br /><br />Je me retourne vers la polici&#232;re qui me posait des questions sur mon identit&#233; car elle prend en note ce qu&#8217;il y a de pr&#233;sent comme objets personnels. Je lis ce qu&#8217;elle &#233;crit pour m&#8217;assurer qu&#8217;il y a tout ce que j&#8217;avais. Il en manque. Puis je lui dis : &#171;<i>Tu sais, j&#8217;&#233;tais un &#233;tudiant mod&#232;le avant.</i>&#187;. Elle me r&#233;pond : &#171;<i>Quoi, tu n&#8217;es plus mod&#232;le aujourd&#8217;hui?</i>&#187;. Je r&#233;torque : &#171;<i>Non, je ne suis plus &#233;tudiant</i>&#187; et je lui fais ensuite remarquer une faute d&#8217;orthographe parmi la quantit&#233; d&#8217;incalculable de son rapport. Commentaires pas du tout appr&#233;ci&#233;s. Les policiers se frustrent, et me disent : &#171;<i>Ok, c&#8217;est termin&#233; pour toi!</i>&#187; et on m&#039;envoi directement dans une cellule.<br /><br />Je suis content de retrouver mes camarades du fourgon, tout comme eux sont contents de me retrouver. Nous prenons alors le temps d&#8217;avoir d&#8217;excellentes discussions, de se remonter le moral, d&#8217;accueillir les nouveaux arrivants en cellule, de les rassurer et de leur donner des conseils sur leur cas. L&#8217;ambiance est tr&#232;s bonne entre nous, malgr&#233; la frustration, la fatigue et la faim. J&#8217;ai beaucoup d&#8217;estime pour eux, ils d&#233;montrent beaucoup d&#8217;intelligence. Nous n&#8217;aurons aucune nourriture.<br /><br />Lorsqu&#8217;on vient me lib&#233;rer, vers 22h30, je demande alors aux policiers : &#171;<i>J&#8217;ai donc le droit de sortir?</i>&#187;. Ils me r&#233;pondent : &#171;<i>Oui.</i>&#187;. Je r&#233;torque : &#171;<i>Alors est-ce que je peux rester, et quand je voudrai sortir, je vous appellerai.</i>&#187;. La r&#233;ponse est directe : &#171;<i>Non, et si tu refuses de sortir, c&#8217;est moi qui entre te chercher.</i>&#187; Je coop&#232;re.<br /><br />On me donne ma contravention (637$, RRVM C.P-6, article 3.2) et un gros sac en plastique transparent avec mes effets personnels. Je demande &#224; v&#233;rifier que tout y soit avant de partir. On m&#8217;y refuse. (Je constaterai plus tard qu&#8217;ils ont conserv&#233; la carte m&#233;moire de 64Go de ma cam&#233;ra GoPro qui avait film&#233; une partie de mon arrestation. 80$ dans le trou et du contenu vid&#233;o que j&#8217;aimerais bien voir, tout comme vous.)<br /><br />Je me permets de saluer le tas de policiers &#224; la sortie en leur mentionnant &#224; quel point je suis triste. Triste de les voir abaiss&#233;s &#224; faire un tel travail. R&#233;action explosive de leur part. Je pousse les portes vers ma libert&#233;. Avant qu&#8217;elles ne se referment, le policier qui avait &#233;chapp&#233; pour 10$ de monnaie au sol m&#8217;interpelle. Lorsque je me retourne, il me lance : &#171;<i>Toi! On va se revoir dans une ruelle bient&#244;t!</i>&#187;. Les portes se referment. Je suis stup&#233;fait.]]></description>
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			<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 21:26:37 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Makh</dc:creator>
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