par Makh
La confusion qui s’installe (dialogue gauche réelle // libertaires sur le c...
Essai de dialogue entre gauche réelle (réformiste comme révolutionnaire) et libertaires autour de la question du confusionnisme, et de la meilleure façon de le combattre, notamment sur les réseaux.
(...) A l’heure où l’extrême-droite gagne du terrain partout en Europe, notamment grâce à des stratégies confusionnistes qui brouillent à dessein le clivage gauche-droite — afin de capter la colère sociale et de repeindre des bourgeois réactionnaires en révolutionnaires anti-système — il n’est certes pas question de taire les clivages internes à la gauche, mais il convient assurément de ne pas ajouter de la confusion à la lutte contre le confusionnisme.
Ainsi, assimiler par exemple la position d’un Frédéric Lordon (relative aux moyens d’actions « nationaux ») en première intention à du nationalisme chauvin relève de la même confusion qu’assimiler le communisme libertaire au libéralisme, ou à un prétendu libéralisme libertaire qui serait forcément contre-révolutionnaire. Sauf à considérer les camarades de la CNT dite « Vignoles » comme d’affreux confusionnistes, pour avoir osé inviter Lordon à leur fête.
Hélas, ce type de confusion se répand (y compris chez ceux qui se sont donnés mission de démasquer le confusionnisme — un comble !) :
Devant ces excès, motivés par un antifascisme réel, les critiques forcenés de l‘antifascisme auront sans doute quelques munitions à sortir, profitant de l’aubaine pour pratiquer l’inversion dont ils raffolent, proclamant par exemple que « les antifas ont les mêmes méthodes que les fascistes » ou plus directement que « les antifas sont les vrais fascistes », faisant ainsi passer les fachos pour d’aimables démocrates respectueux d’autrui et partisans d’une totale liberté d’expression face à une odieuse « police de la pensée ».
Oui, l’époque est à la confusion.
Oui, certain-e-s, et non des moindres, relaient des articles comme on zappe, sans regarder la source. Oui, certain-e-s ne cherchent pas à identifier qui est à l’origine d’une idée, d’un concept.
Oui, certaines organisations font preuve d’une coupable négligence face aux dérives de leurs adhérents ou aux tentatives d’entrisme.
Question d’époque sans doute. Question de dépolitisation sauvage ou savamment orchestrée par le mantra du TINA (There Is No Alternative) et l’abandon de la question de la lutte des classes. Tout ceci nous condamne à une « vigilance de fer » face à ceux qui mettent aisément une cerise rouge pour cacher l’énorme étron brun par-dessous.
Nous avons deux possibilités, a minima. Alerter les camarades face au foisonnement de sources et d’articles, douteux au mieux, clairement confus le plus souvent. Ou leur mettre une pancarte « fasciste » autour du cou au moindre « j’aime » trop rapidement accordé.
(...) A l’heure où l’extrême-droite gagne du terrain partout en Europe, notamment grâce à des stratégies confusionnistes qui brouillent à dessein le clivage gauche-droite — afin de capter la colère sociale et de repeindre des bourgeois réactionnaires en révolutionnaires anti-système — il n’est certes pas question de taire les clivages internes à la gauche, mais il convient assurément de ne pas ajouter de la confusion à la lutte contre le confusionnisme.
Ainsi, assimiler par exemple la position d’un Frédéric Lordon (relative aux moyens d’actions « nationaux ») en première intention à du nationalisme chauvin relève de la même confusion qu’assimiler le communisme libertaire au libéralisme, ou à un prétendu libéralisme libertaire qui serait forcément contre-révolutionnaire. Sauf à considérer les camarades de la CNT dite « Vignoles » comme d’affreux confusionnistes, pour avoir osé inviter Lordon à leur fête.
Hélas, ce type de confusion se répand (y compris chez ceux qui se sont donnés mission de démasquer le confusionnisme — un comble !) :
- La confusion qui fascise d’autorité une position interne à la gauche — en pleine structuration — qui conçoit l’internationalisme dans le cadre de structures nationales
- La confusion qui réduit ce légitime débat (vieux comme la Première Internationale) à une opposition fascistes/antifascistes
- La confusion qui laisse les véritables rouges-bruns, chauvins, xénophobes et stalinisants (leur alibi « rouge ») ravis devant le spectacle de nos procès d’intention politiques, ou devant nos propres alertes antifascistes internes : pensons au lynchage en règle du blog « Gauche de combat » par exemple. Pour quel résultat ? Avant le procès en place publique, n’aurait-il pas été plus judicieux d’informer le camarade du problème de lien douteux ?
Devant ces excès, motivés par un antifascisme réel, les critiques forcenés de l‘antifascisme auront sans doute quelques munitions à sortir, profitant de l’aubaine pour pratiquer l’inversion dont ils raffolent, proclamant par exemple que « les antifas ont les mêmes méthodes que les fascistes » ou plus directement que « les antifas sont les vrais fascistes », faisant ainsi passer les fachos pour d’aimables démocrates respectueux d’autrui et partisans d’une totale liberté d’expression face à une odieuse « police de la pensée ».
Oui, l’époque est à la confusion.
Oui, certain-e-s, et non des moindres, relaient des articles comme on zappe, sans regarder la source. Oui, certain-e-s ne cherchent pas à identifier qui est à l’origine d’une idée, d’un concept.
Oui, certaines organisations font preuve d’une coupable négligence face aux dérives de leurs adhérents ou aux tentatives d’entrisme.
Question d’époque sans doute. Question de dépolitisation sauvage ou savamment orchestrée par le mantra du TINA (There Is No Alternative) et l’abandon de la question de la lutte des classes. Tout ceci nous condamne à une « vigilance de fer » face à ceux qui mettent aisément une cerise rouge pour cacher l’énorme étron brun par-dessous.
Nous avons deux possibilités, a minima. Alerter les camarades face au foisonnement de sources et d’articles, douteux au mieux, clairement confus le plus souvent. Ou leur mettre une pancarte « fasciste » autour du cou au moindre « j’aime » trop rapidement accordé.
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Réflexion dans son ensemble (ce n'est qu'un court résumé) :
http://observatoiredesreseaux.info/2015/09/21/la-c...
Réflexion dans son ensemble (ce n'est qu'un court résumé) :
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