On est bien peu de choses...

On est bien peu de choses... Assise sur un cailloux, cheveux aux vents, je contemple la nature et ce qu'elle a de plus beau nous offrir. Le bruit des vagues m'apaise et me rassure.
Je me retrouve face un monde auquel je n'ai pas accࠨs, face des l੩ments qui agissent comme bon leur semble. On est bien peu de choses....
Et je me revois, enfant, berce par les vagues. Habite par cette insouciance propre 驠 l'enfance et cette force qui nous anime, car oui, quand on est enfant on est forts.
Le remous des vagues me rememore ses annes d'or ne penser 頠 rien, juste etre en harmonie avec la nature, les Autres. A courir, crier, rire et jouer dans le vent, les yeux plein d'eaux et les joues rouges d'excitation.
Cette enfance, bien courte, qui m'a t੩ vole, qui m'a t驩 interdite, mais que je vivais quand mme.

Ce Lac, cette vue, me rappelle qu' ce moment d꠩j je savais. j'attendais celui qui jamais resterait graver dans mes sens, dans ma peau, dans mon ࠪtre.
Je le rve depuis cette enfance meurtrie, depuis cette innocence bafoue . Je le sens prꩨs de moi, rassurant, bienveillant. Lui que je ne connais pas, pas encore, mais que je sais existant et qui me reconnaitra lorsque nous nous rencontreront.

Je le sens proche maintenant, car je suis prte, aujourd'hui l'accueillir, ꠠ le remercier et l'aimer. Car depuis que je suis enfant, je le ressens et j'ai confiance.
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